Épinay : tentatives d’intimidations post-électorales

samedi 

29 mars 2014 à 09:45

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Avant-hier, certains membres du groupe Pour Une Ville Juste Envers Tous ont reçu un document anonyme, posté depuis La plaine Saint-Denis. Faut-il s’en étonner ? Non. Car, notre petit Siècle, est aussi le temps de la crapule.

L’Âne sublime, également roi des étangs, a lâché le peuple aquatique, mais aussi ses chiens et… ses chiots ! Il a même libéré les animaux de sa basse-cour, dont le piaillement rappellent le caquetage des oies du Capitole. L’un d’entre eux se nomme Bouki (nigaud), du nom de la hyène célèbre des contes animaliers africains. Et, de surcroît, mauvaise plume, Bouki a rédigé le document anonyme.

En soi, son torchon est sans intérêt. Une production de peu d’imagination, qui n’a pas de valeur propre, et reste sans qualité stylistique ni originalité. En cela même, il indique le profil de l’auteur : un médiocre doublé d’un lâche, et dont le bricolage ne vise qu’à dissimuler son identité. Autrement dit, Bouki veut mordre sans se montrer. C’est l’esprit même de Vichy : délation, intimidation, accusation, toujours sous un masque. Il avance ou rampe à visage masqué comme ceux usant de pseudonymes sur les réseaux sociaux.

L’anonymat : une technique, quand on redoute ses propres écrits. C’est une dissimulation qui, il y a un demi-siècle, remplissait sans honte les chars d’Anubis (wagons de déportation).

Ainsi, la veulerie est le résultat de la médiocrité et elle aime à se parer d’anonymat. Mais qu’est-ce que cela l’anonymat ? Nous tenons le mot « anonyme » du latin ano-nymus qui, entre autres, désigne un auteur dont on ignore le nom, ou qui ne le fait pas connaître voire même le cache. L’auteur anonyme est un peureux notoire. Il intervient sur la scène publique mais ne veut pas s’afficher publiquement.

Ce  document, grotesque par lui-même, porte à conséquence juridique, puisqu’il revêt un caractère délictueux voire criminel. Tout d’abord, à observer le nom des destinataires, il saute aux yeux qu’il s’agit du détournement du fichier électoral mentionnant la liste des délégués et assesseurs désignés par M. Yannick Trigance, tête de liste de Tous unis pour un Nouvel Épinay. Ce fait est d’autant plus grave que, lors d’une élection, les délégués et assesseurs ont pour mission essentielle de veiller au bon déroulement et à la « sincérité » du scrutin. Les menacer, même après coup, c’est affecter cette procédure et constituer une entrave à la consultation du peuple, qui est au fondement de la démocratie. Or l’auteur anonyme a regroupé, désigné ces personnes, dans le but manifeste de les impressionner et de les dissuader d’être délégués et assesseurs. C’est donc une tentative d’intimidation publique. En cela, il s’agit d’une menace directe pour tous les futurs délégués et éventuels assesseurs. Par conséquent, l’affaire est grave. De plus, cela s’apparente à une intimidation à peine voilée adressée aux agents de la fonction publique territoriale qui, comme citoyens, ont affiché leur soutien aux candidats de la gauche unie. Nous suivrons avec une attention toute particulière leur situation professionnelle.

En démocratie, dussè-je le répéter, la minorité ou l’opposition est la vérité. Il n’y a pas de drame d’y être. Mais cela l’inculture et son cortège aquatique ne peuvent le comprendre.

Dès lors, faut-il s’étonner de ces procédés et méthodes ? Sans doute pas. Car partout où la droite et l’extrême-droite se sont rassemblées, comme à Épinay, on voit ressurgir la « canaille » républicaine. L’autre nom du clanisme. L’esprit de clan. La confiscation des institutions publiques, au profit d’intérêts privés.

Cependant, tous les anonymes ne se ressemblent pas. Daft Punk, par exemple, n’a rien de la canaille dont nous parlons. Alors, pour notre divertissement, écoutons Get Lucky !

Lecture et lutte contre l’illettrisme, une urgence pour Épinay

Par , le 

mercredi 

19 mars 2014 à 12:35

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Contrairement à une opinion fortement répandue, le fait d’habiter dans les villes ne protège pas forcément de l’illettrisme. C’est d’ailleurs le cas particulièrement en Île-de-France : en 2011, 13 % des Franciliens âgés de 18 à 65 ans rencontrent des difficultés importantes dans les trois domaines fondamentaux de l’écrit : la lecture, l’écriture de mots et la compréhension d’un texte simple, selon l’Insee. C’est plus que la moyenne des autres régions métropolitaines (11 %) et cela signifie que plus d’un million de Franciliens sont en difficulté face à l’écrit.

Jusqu’à 11 000 Spinassiens directement concernés

Les inégalités au sein de la région sont importantes et la Seine-Saint-Denis est au premier rang des zones touchées. Les tests de lecture pratiquées lors de la Journée d’appel à la préparation à la défense demeurent une base intéressante. Ainsi en 2008, dans le département, 18 % des jeunes avaient des difficultés de lecture, et 8,3 % de graves difficultés. Ce dernier chiffre place le 93 au deuxième rang des départements métropolitains. Un constat d’autant plus catastrophique que l’on sait que ces difficultés augmentent en proportion avec l’âge.

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Cela tient à plusieurs facteurs, notamment la corrélation soulignée par l’Insee entre illettrisme et chômage (un chômeur de la région sur sept est touché), ou le fait de n’avoir pas suivi de scolarité, ou d’avoir été scolarisé à l’étranger. La proportion de personnes illettrées est également plus importante dans les Zones urbaines sensibles, comme le précise l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme : dans les ZUS (et Épinay en comprend deux), le pourcentage de personnes en situation d’illettrisme est deux fois plus élevé que dans le reste de la population selon les chiffres parus en 2013.

Même s’il n’existe pas de données localisées au niveau de la commune, il ne fait donc aucun doute que de nombreux habitants de la ville sont concernés par ce mal, à hauteur de 15 à 20% de la population environ, soit entre 8 400 et 11 000 Spinassiens environ, de tous les âges.

Un enjeu oublié par la municipalité sortante

Des dispositifs de lutte contre l’illettrisme existent heureusement, dotés de moyens, notamment au sein du GIP Défi Métiers (ex-CARIF), abondé par la région et par l’État. Une mission régionale de lutte contre l’illettrisme existe ainsi en son sein, pour une meilleure prise en compte de cet enjeu dans les politiques régionales de formation et d’emploi.

Cela ne peut cependant pas suffire, et les enjeux localisés au niveau d’une commune comme Épinay doivent mobiliser des acteurs locaux, à commencer par la municipalité elle-même. L’inaction de l’équipe sortante est ainsi en la matière inquiétante, comme si l’enjeu lui échappait totalement. Aucune action spécifique, aucune ressource municipale sur le sujet n’est ainsi accessible. C’est une omission déplorable.

Ainsi, l’essentiel de la politique du livre et de la lecture à Épinay a été à vrai dire abandonné à Plaine Commune, qui a notamment permis la construction de la Médiathèque Colette dans le Centre-Ville. Mais le manque d’exigence de la ville se ressent dans le fonctionnement de la médiathèque, comme des deux autres (petites) médiathèques de la ville. Ces problèmes avaient été relayés il y a plusieurs mois ici-même, ainsi que la dégradation quantitative et qualitative des collections depuis le transfert, nombreux étant les lecteurs à regretter la médiathèque Mendès-France beaucoup plus fournie en ouvrages. Sans parler de choix qui ne peuvent être qualifiés autrement que de démagogiques. Le seul intérêt des médiathèques d’Épinay est finalement de pouvoir accéder aux ouvrages des communes voisines, et la conclusion que nous en tirions ne peut être que répétée : « les trois bibliothèques ne sont ainsi guère autre chose que des guichets de prêt, afin d’accéder aux livres appartenant à des communes mieux dotées ».

Le problèmes des amplitudes horaires

Il faudrait encore citer le problème des horaires d’ouverture. La médiathèque Colette est ainsi ouverte cinq jours sur sept, de 15h à 19h30 les mardi et jeudi, et de 10h à 18h les mercredi, vendredi et samedi. Soit 33 heures par semaine en tout et pour tout, et encore moins à Albert-Camus (23h30 par semaine)  et à Jules-Vallès (16 heures). Quand les bibliothèques parisiennes et d’autres grandes villes atteignent les 40 heures d’ouverture, et que les pays européens ouvrent leurs bibliothèques au public près de 100 heures par semaine, y compris le dimanche, et en nocturne jusqu’à 22 heures !

Comme le dénonce l’association Bibliothèques sans Frontières, de telles amplitudes horaires sont nettement insuffisantes et « dignes de celles d’un pays en voie de développement ».  Une pétition soutenue par de nombreux écrivains a ainsi été lancée il y a deux mois pour étendre les horaires des bibliothèques notamment en soirée et le dimanche et réunit à l’heure actuelle plus de 12 000 signataires, et l’importance de cet enjeu a été depuis soulignée par le gouvernement.

Une étape majeure avec Yannick Trigance : le plan lecture du nouvel Épinay

Le programme présenté la liste Tous unis pour un nouvel Épinay conduite par Yannick Trigance a tenu compte de la problématique de l’illettrisme, et plus généralement de l’accès à la lecture et au livre. Les propositions y sont claires, fermes et courageuses :

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  • L’élaboration d’un plan lecture pour lutter contre l’illettrisme et fixer les priorités à ce niveau ;
  • Au sein de ce plan lecture, l’enrichissement des collections municipales, pour des médiathèques qui soient avant tout des bibliothèques, avec un fonds bibliographique suffisamment fourni et abondé en permanence ;
  • La question des horaires d’ouverture, y compris le week end et en soirée, sera également prise en compte, à travers la proposition effectuée d’adapter les horaires de tous les services publics à l’emploi du temps des habitants ;
  • Le plan comprend aussi la création d’un salon du livre annuel, et d’un prix littéraire mettant à l’honneur un grand auteur ;
  • Enfin une proposition est formulée pour accueillir des entreprises culturelles, notamment dans le domaine de l’édition, en partenariat avec les pôles universitaires voisins.

Si la liste « Tous unis pour un nouvel Épinay » conduite par Yannick Trigance est élue, elle saura faire de la lutte contre l’illettrisme une réalité, et du livre et de la lecture une ambition concrète pour Épinay. Ville populaire, elle peut cependant prétendre à être intégrée dans le tissu culturel et littéraire francilien, et bénéficier au titre de cette politique des retombées de Plaine Commune, labellisé « territoire de la culture et de la création » au sein du Grand Paris.

Ces engagements ne sont pas seulement les meilleurs de tous les candidats sur ces questions, à Épinay. Ce sont aussi les seuls.

Distribution de la lettre d’information Épinay en vrai ! (mars 2014)

Par , le 

mercredi 

19 mars 2014 à 10:15

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Épinay en Vrai ! (Mars 2014)

La distribution de sa lettre d’information Épinay en vrai ! est achevée.

L’impact de ce support d’information est important, si l’on en juge aux multiples réactions favorables qu’il suscite. Cette distribution a été  l’occasion d’échanger avec de nombreux habitants rencontrés et ce autour de leurs grandes et vraies préoccupations à l’approche du premier tour des élections municipales, le 23 mars.

Fiscalité : non, Hervé Chevreau n’est pas un bon élève

Par , le 

lundi 

17 mars 2014 à 07:29

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À travers sa propagande, dans ses documents de campagne aussi bien que dans les publications théoriquement de la municipalité (qui ne devraient pas être utilisées à de telles fins), le maire sortant tente de nous répondre sur les critiques formulées ici-même sur la fiscalité municipale. Le magazine Capital a même (involontairement ?) prêté main-forte à la campagne du candidat de droite, soutenu par l’UMP et UDI, en affirmant qu’il aurait fait diminuer les impôts locaux. De ce magazine marqué à droite, et qui est à l’économie ce que Voici et Gala (autres publications du groupe Prisma) sont à l’information, on ne pouvait attendre autre chose.

Problème : ces affirmations ne sont que faux-semblants, chiffres tronqués, biaisés, mensonges même, au service d’une municipalité qui a bel et bien pratiqué une augmentation constante de la fiscalité locale, pesant sur les Spinassiens, d’une façon qui plus est totalement déconnectée des compétences et des nécessités de la commune.

Vérité n° 1 : Une augmentation de plus de 40% sur 13 ans

Les Spinassiens de longue date pourront vérifier leur feuille d’impôts : les taux des impôts locaux ont bel et bien augmenté entre 2001 et 2003. Puis, malgré la stabilité des taux, les montants de la fiscalité municipale ont bel et bien augmenté également au rythme de l’évolution des bases fiscales, de son côté très dynamique. Et alors même que la crise sévissait à partir de 2007, la municipalité n’a rien fait pour soulager les Spinassiens et enrayer cette hausse.

C’est d’ailleurs le même magazine Capital qui, sur son site internet, rétablit la vérité : le montant moyen de l’impôt local a bel et bien augmenté de 41,9 % entre 2001 et 2012. Le montant moyen de l’impôt en 2012 est de 2 098 € par foyer, ce qui reste beaucoup plus élevé qu’à Saint-Denis (1 463 €) ou encore à Saint-Ouen (1 310 €).

Seule la prise en compte des abattements sociaux permet de matérialiser une très légère baisse du montant des impôts locaux, mais c’est là la conséquence de la crise et de l’appauvrissement des Spinassiens, et pas du tout d’une décision de la municipalité !

Vérité n° 2 : Les compétences de la ville diminuent, pas les impôts !

Dans le même temps, rappelons que depuis 2001 de nombreuses compétences de la commune sont passées sous la responsabilité de Plaine Commune : voirie, parcs et jardins, gestion des déchets, transports. La liste complète est longue, elle a déchargé la commune de nombreuses responsabilités. Dans le même temps, la communauté de communes bénéficie de ressources fiscales propres.

L’augmentation des ressources fiscales de la commune a donc eu lieu alors même que les compétences de la ville diminuaient : c’est une seconde iniquité de l’équipe municipale sortante sur le plan fiscal. Aujourd’hui, avec la même fiscalité départementale et intercommunale, Épinay est la deuxième ville la plus chère de Plaine commune, pour les contribuables.

Vérité n° 3 : L’afflux de moyens extérieurs ne bénéficie pas au contribuable spinassien…

epinay impots 2La ville d’Épinay-sur-Seine bénéficie de ressources budgétaires majeures, hors fiscalité. Outre la dotation de fonctionnement (DGF) comme pour toutes les communes, Épinay bénéficie aussi d’une Dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSUCS) et d’une Dotation de développement urbain (DDU), dispositifs spécifiques pour les communes comprenant des quartiers défavorisés et fortement augmentés par le gouvernement de gauche depuis 2012. À cela, il faut encore ajouter les financements extérieurs pour la rénovation urbaine et les projets locaux, abondés par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) et l’État de façon générale, par la région et par le département.

En 2012, le budget de la commune, fonctionnement et investissements cumulés, s’élevait ainsi à 103 millions d’euros. Ramené au nombre d’habitants, cela signifie un budget de 1 909 euros par habitant. C’est plus que dans de grandes villes françaises comme Nantes (1 790 €/hab.) ou Lyon (1754 €/hab.).

La municipalité est donc dotée de moyens important, et aurait pu soulager la population d’une partie du poids de la fiscalité locale. Elle n’en a rien fait, concluant au contraire ses récents exercices avec un net excédent (capacité d’autofinancement), à hauteur de 9,58 millions d’euros de cagnotte en 2012 ! N’aurait-il pas fallu restituer ces sommes aux Spinassiens, par des réductions d’impôt, et en les consacrant à de véritables projets structurants ?

Un engagement à diminuer les impôts affiché… depuis 1995 !

Alors qu’il a favorisé une augmentation continue et injustifiée de la fiscalité locale depuis 2001, le maire sortant ose aujourd’hui affirmer qu’il baissera les impôts. Une promesse assortie de plusieurs problèmes cependant.

  • D’abord, il ne dit pas de combien il diminuera les taxes locales. Quel taux souhaiterait-il appliquer d’ici 2020 ? Nul ne le sait, probablement pas lui-même.
  • Ensuite, le maire n’explique pas de quelle façon il équilibrera les comptes. Quels postes de dépense seraient supprimés ?
  • Enfin, le maire sortant a beau jeu de faire une telle promesse. Les électeurs y sont habitués puisqu’ils l’entendent dans sa bouche depuis 1995 ! Pourquoi le croirait-on cette fois-ci ?

Avec Yannick Trigance, c’est clair.

Yannick Trigance formule des propositions précises.

Il s’engage à diminuer le taux des impôts locaux au niveau de la moyenne de Plaine Commune, soit 14,13 % pour la taxe d’habitation (au lieu de 16,71 % actuellement) et 23,88 % pour la taxe foncière (au lieu de 24,06 % actuellement).

Il mettra en œuvre un plan de rationalisation et de réduction des dépenses superflues, notamment grâce aux économies d’énergie (isolation des bâtiments publics, panneaux photovoltaïques), à la réduction des dépenses somptuaires (réceptions, véhicules de fonction) et à un audit des subventions municipales.

Enfin, la transparence deviendra la règle grâce à la publication annuelle de documents clairs sur les dépenses municipales, accessibles en ligne et déclinés par programme et par mission.

Pour le sérieux budgétaire et l’allègement de la fiscalité, il n’y a qu’un choix le 23 mars : Yannick Trigance et la liste « Tous unis pour un nouvel Épinay » !

Soutien à Yannick Trigance

jeudi 

13 mars 2014 à 08:11

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Elvira et Pierre Franklin Tavares

Yannick Trigance est fin prêt, pour diriger la ville, après onze mois d’un intense travail collectif. Il conduit une belle coalition de plusieurs forces politiques, qu’il a su rassembler en résorbant toutes les tensions passées au sein de la gauche locale.

Nous lui apportons tout notre soutien. Et d’abord parce qu’il porte un projet dont le programme a mûri au creuset des réalités locales. C’est la pertinence même de son projet qui, comparé à celui du maire sortant, montre densité et précision. En outre, dimension essentielle, Yannick Trigance dirigera notre ville avec équité et humanisme, sur fond de justice sociale, sans laquelle aucune commune ne peut assurer sa cohésion interne. Enfin, une équipe forte l’accompagne, dont les membres se sont engagés à supprimer les grandes difficultés que connaît Épinay-sur-Seine : l’insécurité, qui a tant augmenté ces treize dernières années ; l’involution économique, marquée par l’extinction des entreprises et la disparition des emplois ; la dégradation du système scolaire, qui est au cœur des obstacles ultérieurs ; la pauvreté qui touche un nombre croissant de Spinassiens; la désertification médicale, si préjudiciable à la santé des habitants, et la très mauvaise image de notre ville.

Il est indéniable que Yannick Trigance saura être un maire de proximité et de vérité dont notre ville a grand besoin.

Elvira et Pierre Franklin Tavares

2001-2014 : le désastreux bilan

Par , le 

mardi 

11 mars 2014 à 07:55

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Épinay : une Saint Valentin entre coups de feu et distribution de roses

dimanche 

2 mars 2014 à 16:17

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C’est le candidat de la droite et de l’extrême-droite,

Le maire d’Épinay-sur-Seine, candidat de la droite (UMP-UDI-MODEM) et de l’extrême-droite (MPF-FN) locales, ne contrôle plus rien de son territoire. En effet, et tout le monde l’admet, l’insécurité urbaine est à son comble. Cependant que son équipe est plongée dans une profonde insouciance et que lui-même est emprisonné dans un sévère cécité politique. Or il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Au reste, il voit d’autant moins ce qui se passe à Épinay, qu’il a décidé de résider à Enghien-les-Bains.

Il ne sait pas ce qu’est « La Saint-Valentin » 

On se convainc de sa lourde insouciance, en juxtaposant deux événements récents qui illustrent bien l’insoutenable écart entre les étourderies du maire sortant et le pénible quotidien des Spinassiens. Ainsi, le 14 février, jour de La Saint-Valentin, on le vit mener une action de communication  à la gare Épinay Villetaneuse : distribution de roses aux femmes, avec sa carte de visite accrochée. Cette action, aussi incongrue que stupide, était en outre fort déplacée, en regard de la signification de cette fête. Car, est-il besoin de le rappeler, La Saint-Valentin, c’est le jour des Amoureux qui, pour réaffirmer leur passion réciproque, s’offrent des cadeaux, et notamment des roses rouges aux femmes, appelées les « Valentines » comme signe de vivacité de la passion amoureuse. En conséquence de quoi, cette fête ne concerne que les couples d’amoureux, dans leurs relations affectives. Cette fête relève donc de l’intime et de l’intimité, et n’engage que les couples d’amoureux. Le méconnaître, c’est attester d’une inculture inouïe et, dans le même temps, faire étalage de son ignorance du « langage des fleurs ». Souhaitons qu’il ne lui vienne pas à l’esprit l’idée d’offrir des chrysanthèmes lors d’une célébration de mariage. En tous les cas, si les roses indiquent l’intention amoureuse, elles témoignent de la force de la passion lorsqu’elles sont rouges. Au grand jamais, offrir des roses ne peut être réduit à geste de gentillesse ou d’attention.

En violation flagrante des usages

Ainsi, est-il fort mal venu voire très déplacé que celui qui n’entretient pas de relation amoureuse avec une dame se risque, ce jour-là, à lui offrir des roses, qui plus est rouges. Sous ce rapport, il est d’autant plus inconvenant et grossier qu’un maire se fasse lui-même « Valentin » et décide que ses concitoyennes soient des « Valentines ».

Autrement dit, comble du ridicule, en offrant des roses aux femmes un 14 février, le maire sortant commet une maladresse et un triple acte d’impolitesse :

  • il confond 14 février, jour de la fête des amoureux, et 8 mars, journée mondiale de la femme où il peut offrir des fleurs, mais jamais de roses rouges,
  • il méconnaît toutes les règles du Savoir-vire français,
  • il montre, aux yeux de tous, son ignorance du « langage des fleurs » acte de provocation, il se substitue à tous les « Valentins ».

Je l’ai souvent dit, cet homme est certes maire, mais il est d’abord et avant tout un inculte qui confond tout et ne prend jamais la peine de vérifier la signification et le sens de ce qu’il fait. Un autre exemple récent illustre cette propension à la confusion : il ne s’est guère rendu compte que la pièce de théâtre L’Histoire du Soldat d’Igor Stravinsky, programmé dans le cadre des activités du centenaire de la Seconde Guerre mondiale, ne concernait en rien de cette guerre.

Tout est donc, pour le maire sortant, dans l’apparence et jamais dans le fond.

Toutefois, qu’il soit un inculte notoire, cela peut encore passer. Et ce d’autant que certains de ses séides lui trouvent quelques excuses.

Il distribue des roses, pendant que la maison brûle

Mais toutes les explications pour le défendre s’effondrent, parce qu’il n’a pas défendu le petit Sofiane, élève d’une école Primaire d’Épinay, publiquement moqué par son enseignante sur facebook, qui (oubliant ses obligations de réserve) s’est plût à montrer la copie scannée d’une dictée de son élève avec des fautes qui n’en sont pas en vérité. Car il ne s’en est pas offusquée, parce que cette « brillante » enseignante est sa colistière.

Toutefois, ce qui ne peut être admis, parce qu’inadmissible, c’est que ce 14 février 2014, au même moment où, dans son indue propagande de séduction de l’électorat féminin, il distribuait des roses rouges, des coups de feu retentissaient près du Canyon situé dans le quartier Les Presles, à moins de six cents mètres de la gare Épinay Villetaneuse. Et il ne s’en est pas plus inquiété.

En effet, selon certaines informations, les occupants d’un véhicule ont tiré des coups de feu en direction d’un groupe de jeunes s’enfuyant. Des douilles ont été ramassés par des agents du Canyon.

Quel terrible contraste, une distribution de roses à la gare d’Épinay Villetaneuse et des coups de feu au Canyon ! C’est désormais cela notre ville, où l’insécurité est devenue dominante et reste un marqueur urbain. Le maire sortant est dépassé par les événements et se réfugie dans le festif et la communication. Il ne tient compte d’aucune alerte. Ainsi, une semaine auparavant, des heurts avaient eu lieu dans le même secteur du Canyon. Et il n’a arrêté aucune mesure préventive ou répressive.

Bref, en matière de sécurité, la droite (UMP-UDI-MODEM) et l’extrême-droite (MPF-FN) locales, sous la férule du maire sortant, ont un bilan catastrophique. Or, aucune ville ne peut se développer si elle n’assure pas la sécurité comme un préalable.

L’ignorance personnelle du maire précède et rejoint son insouciance politique. Alors, il est grand temps de lui donner congé.

Épinay – Santé : une médecine scolaire inexistante

Par , le 

lundi 

24 février 2014 à 08:29

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Il y a quelques mois la FCPE 93 lançait le signal d’alarme : « Épinay-sur-Seine est ainsi la plus grande ville de Seine Saint-Denis sans médecine scolaire. 10 000 enfants de la maternelle au lycée (13 maternelles, 15 élémentaires soit 6 710 élèves, 4 collèges et 2 lycées) dépendent ainsi de la médecine scolaire de Saint-Denis, faute de postulant(e)s sur les 2 postes budgétés. » La question de la santé scolaire dans les écoles maternelles et primaires relève bien de la commune et donc du maire.

Une médecine scolaire inexistante et des situations dramatiques

Il n’y a donc ni médecin, ni infirmière scolaire dans notre ville et ce sont nos enfants qui en subissent les conséquences. Chacun comprendra fort bien que mal voir, mal entendre ou avoir une pathologie, telle que l’asthme ou le diabète perturbe la scolarité d’un enfant. De nombreuses pathologies nécessitent des soins à heures fixes et c’est pour cela qu’un enfant vivant une telle situation a absolument besoin d’un encadrement médical pour être rassuré et suivre une scolaire « normale ». Une maladie ou un handicap ne doit pas être au cœur de ses préoccupations en milieu scolaire. C’est pourquoi, l’absence de personnel médical en milieu scolaire, à Épinay, constitue une double peine pour ces enfants.

Dans notre ville aujourd’hui, certains enfants doivent s’administrer eux-mêmes leurs traitements (piqûres) car leurs enseignants, parce qu’ils ne sont pas habilités à donner un traitement médical, refusent de prendre ce risque. Souvent, certains parents sont contraints de quitter précipitamment leur lieu de travail pour assister leurs enfants ou décider de leur départ pour l’hôpital. Ces situations tendues seraient éviter s’il existait un service de santé scolaire dans notre ville.

École maternelle Jean Jacques Rousseau à Épinay-sur-Seine (D.R)

École maternelle Jean Jacques Rousseau à Épinay-sur-Seine (D.R)

Par ailleurs, la médecine scolaire a aussi pour mission de repérer les enfants victimes de maltraitance. Elle a pour fonction de veiller à la bonne santé physique et psychique des enfants.

Des solutions existent

  • Mise en place d’une médecine scolaire
  •  Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) : « Un projet d’accueil individualisé PAI) est mis en place pour un enfant atteint de maladie chronique, d’allergie ou d’intolérance alimentaire, accueilli en collectivité. C’est notamment le cas pour l’enfant qui fréquente une crèche ou une halte garderie, une école, un collège, un lycée ou un centre de vacances ou de loisirs. Il peut concerner le temps scolaire mais aussi périscolaire, et se nomme ainsi parfois PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire). » Le PAI est aussi une chance pour l’enfant qui peut ainsi suivre une scolarité normale.

Que la municipalité actuelle, de droite, refuse de traiter problème et déclare que :« la médecine scolaire, ça n’intéresse personne. » démontre, une nouvelle fois, qu’elle est peu préoccupée par le destin des Spinassiens les plus fragiles.

Soutien au relogement de Mme Mokhtari

mercredi 

19 février 2014 à 08:30

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Le 27 janvier dernier, je publiais un article intitulé : « Handicap et inhumanité du maire » consacré à l’inadmissible situation de Mme Mokhtari et sa fille polyhandicapée, Fériel. Depuis 13 ans, Mme Mokhtari multiplie les demandes de relogement mais le maire et son équipe restent sourds à sa détresse, c’est pourquoi il nous faut agir. 

Depuis 13 ans, Mme Mokhtari porte sa peine quotidienne – See more at: http://www.pftavares.fr/epinay-handicap-et-humiliations-politiques#sthash.nbTADO5n.dpuf

Soyons justes envers tous, et d’abord vis-à-vis des plus fragiles. Au travers du cas de Mme Nadia Mokhtari, c’est une nouvelle politique publique qui devra être engagée en faveur des personnes en situation de handicap. Mobilisons-nous !

Signez la pétition pour le relogement urgent de Mme Mokhtari en cliquant sur le lien suivant :

Pétition de soutien au relogement de Mme Mokhtari

Interpellez le maire sur Twitter en cliquant sur le bouton suivant :

Interpeller le maire

L’âne qui perd ses reliques

lundi 

17 février 2014 à 07:55

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L'âne portant des reliques (Carle Vernet, Godefroy Engelmann, 19e siècle)

L’âne portant des reliques (Carle Vernet, Godefroy Engelmann, 19e siècle)

Il y a quelques mois, il me plût de mettre en ligne une fable fameuse de notre inépuisable de La Fontaine : L’Âne portant des reliques. Et chacun, sans grande peine, comprit alors qui était l’Âne d’Épinay que je désignais et le sens du persiflage que j’entretenais.

Rappel : dans la fable, le « baudet » et le « magistrat ignorant » croient que le peuple les adorent pour eux-mêmes. Or ils se trompent. Ce sont les belles « reliques » de l’Âne et le symbole de la « robe » du magistrat qui sont vénérés. Sans ses « reliques », l’Âne n’est rien. Sans sa « robe », le magistrat n’a aucun pouvoir.

Il en va ainsi des élus de droite et d’extrême-droite d’Épinay-sur-Seine qui croient être appréciés par les Spinassiens, alors qu’ils ne sont craints qu’en raison du pouvoir attaché à leur mandat. C’est donc leur mandat, et non eux-mêmes, qui sont vénérés. On comprend dès lors pourquoi la possibilité de perdre leur mandat leur procure tant d’inquiétudes jusqu’à en perdre tout contrôle.

Il manque une suite à  la fable de La Fontaine. Combien j’eusse souhaité qu’il donna un enchaînement à son texte, en parlant – comme il savait si bien le faire – des états d’âme de l’Âne quand celui-ci perd ses reliques.

En observant les inquiétudes et le désarroi des élus locaux de droite et d’extrême-droite, je voudrais prolonger l’œuvre du fabuliste, en décrivant dans quel état se plonge l’Âne quand il commence à perdre ses reliques.

  • Tout d’abord, ne comprenant pas la désamour de son peuple, l’Âne cherche à se rassurer. Pour cela, il réunit tous les siens, ânons, cabris et autres animaux de basse-cour qui, tous en chœur, commencent par se moquer de son adversaire. Mais l’Âne, difficile de caractère, ne se laisse pas convaincre. Alors, les flatteurs et les bonimenteurs combinent un nouveau stratagème pour lui faire croire qu’il est trop aimé du peuple : 1.300 noms en guise de soutien. Mais le mensonge public est vite dévoilé et fait l’objet de railleries. Alors l’Âne se décourage, d’autant plus qu’il voit son adversaire réussir ses rencontres publiques, ses réunions d’appartement et publier des pamphlets et un bilan qui est le miroir de ses échecs.
  • Il se met à trembler à l’idée de perdre ses « reliques », symboles de son prestige. En conséquence de quoi il se fâche, invective, éructe, se calme, se déchaîne en vociférant. Il se met à distribuer des images de lui, mais rien n’y fait.
  • La panique s’empare de son entourage, dont quelques « crétins » injurient des jeunes militants auxquels ils ne peuvent objecter des arguments dans un débat serein.

Ah « reliques », quand tu les tiens ! Ah « reliques », quand tu les tiens si bien enchaînés ! L’idée de ne plus pouvoir vous porter au cou les plonge déjà dans une peur panique. Dans une démocratie, seuls les anti-démocrates craignent l’alternance.

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits