L’âne qui perd ses reliques

lundi 

17 février 2014 à 07:55

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L'âne portant des reliques (Carle Vernet, Godefroy Engelmann, 19e siècle)

L’âne portant des reliques (Carle Vernet, Godefroy Engelmann, 19e siècle)

Il y a quelques mois, il me plût de mettre en ligne une fable fameuse de notre inépuisable de La Fontaine : L’Âne portant des reliques. Et chacun, sans grande peine, comprit alors qui était l’Âne d’Épinay que je désignais et le sens du persiflage que j’entretenais.

Rappel : dans la fable, le « baudet » et le « magistrat ignorant » croient que le peuple les adorent pour eux-mêmes. Or ils se trompent. Ce sont les belles « reliques » de l’Âne et le symbole de la « robe » du magistrat qui sont vénérés. Sans ses « reliques », l’Âne n’est rien. Sans sa « robe », le magistrat n’a aucun pouvoir.

Il en va ainsi des élus de droite et d’extrême-droite d’Épinay-sur-Seine qui croient être appréciés par les Spinassiens, alors qu’ils ne sont craints qu’en raison du pouvoir attaché à leur mandat. C’est donc leur mandat, et non eux-mêmes, qui sont vénérés. On comprend dès lors pourquoi la possibilité de perdre leur mandat leur procure tant d’inquiétudes jusqu’à en perdre tout contrôle.

Il manque une suite à  la fable de La Fontaine. Combien j’eusse souhaité qu’il donna un enchaînement à son texte, en parlant – comme il savait si bien le faire – des états d’âme de l’Âne quand celui-ci perd ses reliques.

En observant les inquiétudes et le désarroi des élus locaux de droite et d’extrême-droite, je voudrais prolonger l’œuvre du fabuliste, en décrivant dans quel état se plonge l’Âne quand il commence à perdre ses reliques.

  • Tout d’abord, ne comprenant pas la désamour de son peuple, l’Âne cherche à se rassurer. Pour cela, il réunit tous les siens, ânons, cabris et autres animaux de basse-cour qui, tous en chœur, commencent par se moquer de son adversaire. Mais l’Âne, difficile de caractère, ne se laisse pas convaincre. Alors, les flatteurs et les bonimenteurs combinent un nouveau stratagème pour lui faire croire qu’il est trop aimé du peuple : 1.300 noms en guise de soutien. Mais le mensonge public est vite dévoilé et fait l’objet de railleries. Alors l’Âne se décourage, d’autant plus qu’il voit son adversaire réussir ses rencontres publiques, ses réunions d’appartement et publier des pamphlets et un bilan qui est le miroir de ses échecs.
  • Il se met à trembler à l’idée de perdre ses « reliques », symboles de son prestige. En conséquence de quoi il se fâche, invective, éructe, se calme, se déchaîne en vociférant. Il se met à distribuer des images de lui, mais rien n’y fait.
  • La panique s’empare de son entourage, dont quelques « crétins » injurient des jeunes militants auxquels ils ne peuvent objecter des arguments dans un débat serein.

Ah « reliques », quand tu les tiens ! Ah « reliques », quand tu les tiens si bien enchaînés ! L’idée de ne plus pouvoir vous porter au cou les plonge déjà dans une peur panique. Dans une démocratie, seuls les anti-démocrates craignent l’alternance.

Après l’incendie, une mère à la rue

mercredi 

14 août 2013 à 15:12

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Le 15 juillet dernier, un incendie ravage un magasin de vente de pneus et le logement d’une mère de famille isolée. Alors que le twitter officiel de la mairie relaye cette information, à aucun moment il n’est fait mention du drame que vient de traverser cette mère. Et pour cause, selon que vous soyez « ami » ou pas du maire, les jugements en mairie vous serviront ou vous lèseront.

Cette mère de famille s’appelle Najate Lemounes. Comment peut-on admettre le peu d’attention portée à son cas en mairie ? Un peu d’humanité n’abaisse jamais les institutions publiques.

Le 15 juillet dernier, l’incendie ravage son appartement situé au-dessus du magasin de pneus avenue Joffre. Elle a juste le temps de quitter son appartement son nourrisson dans les bras, ses autres enfants étaient absents. Elle n’est pas à l’origine du feu mais une victime. Aujourd’hui, elle est sans domicile et sa famille toujours éparpillée à quelques jours de la rentrée des classes.

Le lendemain du drame, elle se rend à la mairie pensant y trouver une parole de réconfort et une aide que tout Spinassien est en droit d’attendre. Mais, elle n’y entend aucun mot de solidarité, nulle compassion ni la moindre écoute. Le maire, lui a-t-on dit, est absent et, par conséquent, ne peut pas la recevoir. Pourtant, elle persiste, attend et après plusieurs heures, le voit sortir et l’interpelle. Il n’a pas daigné l’écouter. Son « absence » était donc un mensonge suivi d’une désinvolture. Je n’en suis pas surpris. Au reste, il aurait pu l’orienter vers un service habilité, mais il n’en a rien fait. Quel « intérêt » représente t-elle ? Aucun. Depuis cet incendie cette mère, à la santé fragile, a de nouveau été hospitalisée et son désarroi est grand.

Voyez-vous un « clan » dirige cette ville et la mésestime qu’elle a subit en est un des effets. Tout « clan » ne procède que par injustices et exclusions ou bien par préférences et privilèges. Ainsi, selon que vous en soyez « ami » ou non, vous serez traité avec égards ou mépris. Les associations locales le savent. Le « clan » n’attribue des locaux associatifs qu’à celles qui sont sous son influence. Les agents municipaux le savent aussi. Les recrutements, les promotions, les heures supplémentaires et les punitions se font sur les mêmes bases. Un vaste système d’injustices est en place, qui n’a pas de précédent sur cette ville. Combien de mères de famille, qui satisfont à toutes les conditions pour obtenir un logement, sont à la rue ou hébergées par des proches ?

Voyez l’injustice : avec une insistance répétée, il se dit que, dans l’heure qui a suivi son refus d’ accorder un relogement à Mme Najate Lemounes, au prétexte qu’il n’y pouvait rien, le maire se serait rendu au 77 – avenue d’Enghien, où des « jeunes » le sommaient de venir attribuer un logement à un jeune SDF, sous menace de tout saccager. Ainsi, sous pression, aurait-il intimé l’ordre au représentant d’un bailleur social de louer, dans les plus brefs délais, un appartement au jeune sans domicile. Tant mieux pour ce dernier. Si cette information se vérifiait , cela signifierait que le maire aurait été ferme et expéditif avec cette mère de famille désespérée, et diligent et bienveillant avec ces personnes menaçantes ? Pourquoi, sinon qu’il redoutait une émeute ? C’est donc devant l’émeute qu’il fléchit. Gilbert Bonnemaison, lui, ne se laissait pas impressionner, comme chacun le sait. Il avait conscience de sa force intérieure qui, fondée sur un caractère, l’expérience et la connaissance, lui indiquait quand et comment il devait être juste. Car, pour être juste, il faut savoir ce qu’est le juste et en avoir la volonté. Il n’en va pas de même pour le maire actuel. Sous pression, il fléchit et, en public, devint à lui tout seul une Commission d’attribution de logements. Quelle accablante gestion de la fonction de maire et des services municipaux ! Quel affligeant portrait : fort avec les faibles et faible devant les forts. Ainsi va notre Épinay-sur-Seine : y être fort, c’est être « ami(e) » du maire ou être capable pour lui de représenter une menace.

Actuellement c’est Yannick Trigance, Conseiller régional, qui entreprend des démarches pour reloger cette mère de famille.

En tous les cas, il est grand temps qu’une nouvelle équipe municipale dirige cette commune, afin que notre ville redevienne humaine, c’est-à-dire plus juste envers tous.

Réponse à Serge Méry

mercredi 

24 juillet 2013 à 08:02

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La fourberie – non pas à la manière de Scapin, parce que j’eus des deux mains applaudi – mais selon la définition qu’en donne La Bruyère dans Les caractères : « La finesse est l’occasion prochaine de la fourberie ; de l’un à l’autre le pas est glissant ; le mensonge seul en fait la différence ; si on l’ajoute à la finesse, c’est fourberie ».

Pourquoi, Serge Méry, ne dis-tu pas la vérité, sur l’union de la gauche à Épinay ? Comment peux-tu ne rien dire de toutes les marques d’attention dont tu as bénéficiées ? Tes omissions volontaires de faits réels et ton dessein de victimisation sont les aveux d’une dissimulation. Mais le discrédit que tu tentes de jeter choque bien plus encore. L’objet de cette réponse est de le réfuter.

Rappel des faits : sept organisations politiques auxquelles tu as été associé ont créé le Groupe des Huit. L’objectif de ce collectif est de vaincre l’alliance honteuse entre la droite locale (UMP+UDI+MODEM) et l’extrême droite (FN et MPF), conduite par le maire sortant. La perspective est d’en finir avec ce « clan », de rétablir la justice sociale et de promouvoir le développement économique de notre ville.

Rassembler la gauche locale n’a pas été difficile. Ses composantes étaient prêtes. Aussi, après les premières concertations, le Front de Gauche a-t-il pris l’initiative du rassemblement. Mais cette unité se heurtait à une question centrale : qui, de Yannick Trigance et de Serge Méry, devait conduire cette union lors des prochaines municipales ?

Au cours d’une rencontre difficile où, il est vrai l’ordre du jour n’a pas été respecté, et durant laquelle je t’ai défendu sans que tu ne te défendes toi-même, j’ai fait trois propositions :
1°) Un vote interne auquel ne prendraient part que le responsable de chacune des sept organisations et toi-même. Rien de plus démocratique, pour désigner le « leader » des Municipales. Tu as accepté l’idée comme nous tous.
2°) Pour la pondération du scrutin, une voix par organisation et une voix pour toi, ce qui fait un total de huit. Il n’est pas de mode plus « égalitaire », puisqu’il attribue, à chaque composante, une voix, alors qu’elles ne sont pas forcément d’un poids électoral égal. Tu en as accepté l’idée et la procédure : c’était un système à ton avantage.
3°)  Enfin, un engagement moral : toutes les composantes, mis à part le Front de Gauche, soit cinq (toi compris) ont accepté l’idée que le résultat du vote interne s’imposerait à tous. Ta dernière déclaration vient contredire ton engagement.
Le « vote interne » a donc été lancé. Il est en cours et, comme convenu, chaque organisation et toi-même a la possibilité de choisir « son » candidat et de décider de la date d’annonce de son choix. Seul le Front de Gauche a fixé son  choix pour l’automne.

Il y a déjà des résultats partiels, des choix quasi définitifs. Tout d’abord, aucune des sept organisations du Groupe des Huit à s’être exprimée n’a voté pour toi.
–    Europe Écologie Les Verts a d’emblée pris position pour Yannick Trigance, dès le mois de juin dernier. Tu les as rencontrés, en leur promettant l’édification de deux mosquées à Épinay, sans les convaincre de changer leur choix.
–    Le Rassemblement Citoyen Indépendant t’a reçu à trois reprises, pour entendre ton projet. Ses membres t’ont qualifié de démagogue et ont opté pour Yannick Trigance.
–    La section locale du Parti Socialiste, elle, a naturellement choisi son secrétaire de section, Yannick Trigance.
–    Comme tu as rejeté la suggestion du « vote interne » que j’avais proposé, le mouvement Pour une ville juste envers tous, que je dirige, a décidé de s’en remettre au vote de ses membres pour le choix du « tête de liste ». Le choix s’est porté sur Yannick Trigance.
–    Le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Alternatifs et Parti de Gauche), lui, t’a clairement signifié que tu ne serais pas leur « tête de liste », si jamais il venait à engager une liste autonome. Surtout, dès le départ, le Front de Gauche a refusé de choisir entre Yannick Trigance et toi, car il considère (à juste titre) que c’est un conflit interne au Parti Socialiste.
Personne autant que moi n’a défendu ta « cause », au sein du Groupe des Huit. Rappelle-t’en, au départ, une majorité d’organisations était attentive à ta candidature. Mais tu n’as pas su faire passer ton message, pour trois raisons.

Premièrement, ton seul argument était  le « Tout Sauf Trigance », alors même que tu ménageais la droite et Hervé Chevreau dans tes interventions et tes actes. Quelle erreur ! Deuxièmement, tu n’avais pas d’axe de campagne. Stupéfiant !Troisièmement, tu n’as cessé de cloisonner tes rencontres internes, ce qui a levé une suspicion générale à ton encontre. La défiance s’est installée. Ne t’avais-je pas mis en garde contre cette démarche ? Au reste, je te l’ai souvent dit et avec vivacité, tu n’avais pas d’arguments ni de projets visibles, c’est-à-dire qu’au mieux, tu ne les exposais pas suffisamment. Tu n’as jamais laissé voir quelle était ta vision de l’avenir d’Épinay. Tous nos partenaires de gauche en sont témoins.

Tu as donc perdu le « vote interne », parce que tu n’as pas su faire ta campagne interne. Tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même. Alors même que seuls quatre membres du groupe des Huit se sont à ce jour prononcés, tous ont décidé de soutenir Yannick Trigance, qui dispose du soutien de quatre composantes du Groupe des Huit. Et, je te le rappelle, le Front de gauche a déjà indiqué qu’il ne te soutiendrait pas et choisirait entre l’établissement d’une liste autonome et le soutien à la liste d’union menée par Yannick Trigance.

Sois donc bon perdant, en vieux routier de la politique ! Pourquoi faire croire à tes « Amis » que tu es victime de je ne sais quelle machination ? Petites tensions ou échanges plus durs, ce ne sont pour au regard de ton expérience que des anecdotes insignifiantes. En te posant comme victime, en travestissant ta défaite interne, tu pratiques une finesse qui glisse vers le mensonge.

Par moment, à t’écouter, je me demandais si tu voulais vraiment être « tête de liste » de la gauche réunie. Tu donnais le sentiment de ne vouloir que faire battre Yannick Trigance. Rien d’autre. En outre, ton argument spécieux selon lequel tu te réservais le droit de négocier jusqu’à l’heure du dépôt officiel du dépôt de liste t’a desservi. Car il dévoilait une intention malsaine et contredisait la logique même de l’union. D’autant qu’il n’a impressionné personne, certains estimant même que ton seul but était de sauver la droite locale. Les Ivoiriens dont l’humour est célèbre ont une belle expression que l’orgueil ne paie pas : « gros cœur mange pas du riz chaud ».

Vois-tu, ce qui déshonore un combattant, ce n’est pas la retrait, mais la fuite. Ce qui déprécie un militant, c’est lorsque de l’intérieur il favorise le camp adverse. Écoute, ami ! Laisse donc Hervé Chevreau perdre. Et s’il doit perdre ne lui soit pas une béquille, en favorisant vaille que vaille la formation d’une deuxième liste à gauche qui n’obéirait à aucune nécessité réelle.

Reste enfin le reproche selon lequel tu « travaillerais » pour la droite locale, qui est entrée en phase de décomposition. Scrute les augures et observe les signes. Les Spinassiens sont épuisés de l’arbitraire du « clan » qui dirige la ville. Tu étais au feu d’artifice du 13 Juillet. N’as-tu pas remarqué combien les citoyens l’ont boudé ? Cinq fois moins de participants que pour l’édition 2012 ! Même les cocktails n’attirent plus. Il y a cent autres exemples de ce désaveu.

Je n’ose imaginer que tu serais, de nouveau, le secours de la droite locale contre le Parti Socialiste dont tu es adhérent. Souviens-toi de la lettre que je t’avais déjà adressée lors des municipales de 2008. Pourquoi persistes-tu à donner raison à ceux qui t’accusent de « connivences » avec Hervé Chevreau, celui-là même qui, malgré les appuis que ton équipe lui a apportés, n’a pas manqué de t’évincer du seul mandat qui te restait, celui de Conseiller général ?

Ne sois pas, je t’en prie, le « brandelier » de la droite spinassienne et de l’extrême droite locale. Pas cela. Mais si jamais tu veux l’être, alors soit le clairement. Ne cache rien, ne lie pas finesse et mensonge. Dis les choses ouvertement et sur la place publique. W. Churchill avait raison de dire que le courage est la première vertu en politique.

À ceux qui me disaient récemment trouver « honteuse » ton attitude, j’ai répondu ceci : « chacun fait ce qui lui ressemble ». Et, vois-tu, n’est pas Scapin qui veut ! C’est tout un art, que d’être valet.

Un maire et sa « République aquatique »

jeudi 

18 juillet 2013 à 07:26

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Ce récit est tiré de faits réels et est la libre adaptation d’une fable, Le soleil et les grenouilles de Jean de La Fontaine.

L’injustice (D.R)

L’homme aurait pu inspirer La Fontaine, par son absence d’humilité. Ou encore offrir un portrait à La Bruyère, pour son caractère ordinaire. S’il l’avait observé, saint Augustin n’eût rien trouvé, si ce n’est un collier de vanités. C’est que plus d’un l’ont connu « humble », portant une allure insignifiante et qui songeait ne jamais avoir de destin. C’est, dit la rumeur, de son lit qu’il fut tiré au moment de la victoire. Sa suivante avait déjà pris les routes de province. Et dut, promptement, revenir.

À présent, oubliant d’où il vient, l’homme est arrogant, moqueur même. C’est qu’une fortune rapide et les voluptés charnelles changent les hommes. Ou du moins montrent leurs limites. On le mesure à l’absence de progrès moral. Or, il aime à punir ses agents ou à leur montrer qu’il est leur « chef ». Lui qui, à peine, savait écrire – et moins encore articuler un français de bon usage. Lui qui, ingrat, semblable au « Lion du bestiaire médiéval » (Études de style, Leo Spitzer), efface de sa queue toute trace de ses pas, parce qu’il craint ses dettes à autrui. Cependant, plus grave, est la fabrique d’un « clan », pour diriger sa ville. Mais, plus sordide encore est sa république aquatique, dans laquelle adjoints, conseillers et directeurs ne sont que des ambassades croassantes, pour reprendre les mots de La Fontaine. Aucune tête ne doit dépasser la sienne et tout hymne joué ne l’est que pour sa renommée. Tout est en scène. Il lui insupporte donc d’être contredit. Autant de défauts forment la faiblesse des médiocres.

Estampe Le soleil et les grenouilles (d’après Jean-Baptiste Oudry et Vinkeless, 18e siècle )

L’homme est tant infatué de lui-même, que son vieil étang, Épinay-sur-Seine, ne lui sied plus. En effet, comme par mépris de ses administrés, il a déménagé pour habiter un meilleur étang proche d’un lac. Et, dit le vacarme, on peut le voir matin et soir arpenter le chemin qui y mène ou dont il revient. En tous les cas, ce choix résidentiel vaut aveu et doit être reçu comme un outrage public. Car, avant lui, aucun maire n’eût le courage d’un tel affront. Ah, quel parcours résidentiel ! Et, comble de stupéfaction, dans sa république aquatique, aucune grenouille n’a trouvé à redire.

Voyez-vous, cher lecteur, comme sait le dire Aristote, il est vraisemblable qu’il y ait des choses invraisemblables. Notre ville est vraiment devenue une république aquatique. Qui l’eût dit !

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits