Victoire d’Eric Coquerel, la clé : une opération immeuble 100% Mélenchon

mardi 

20 juin 2017 à 22:24

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Félix Houphouët-Boigny aimait à dire, avec le sens paysan de l’image et de la formule urbaine qu’on lui connaît : « la victoire a toujours plusieurs papas ». Que n’avait-il raison ! Car il est bien difficile de connaître les véritables auteurs d’un succès, surtout politique. Au vrai, seule la déesse Nikê (grecque) ou Victoire (pour les Romains) sait qui est le « papa » d’un succès.

S’agissant des législatives dans la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis, à Épinay-sur-Seine plus exactement, pour l’essentiel et le principal, Éric Coquerel doit sa victoire, d’abord et surtout aux mamans des quartiers sensibles. Et que personne ne viennent voler « leur » victoire. Mobilisées, elles auront été le facteur décisif, face à la puissante machine de droite macroniste qui, au passage, a battu à plate couture la candidate LR-UDI activement soutenue par les deux maires d’Épinay-sur-Seine et de Saint-Ouen. C’est encore elles qui, tacticiennes, ont rejeté le candidat socialiste au premier tour, et dont le score (10%) a désormais réduit la section locale socialiste au rang de force secondaire ou d’appoint.

C’était déjà avec elles que, sur l’axe urbain Orgemont – Centre-ville, nous avions mis en œuvre l’« opération Immeuble 100% Mélenchon », lors de la présidentielle. C’est ce dispositif qui a été réenclenché lors du second tour des législatives. Comment ne pas, ici, toutes les remercier, pour leur détermination (acharnement), leur dévouement (violence : dégagisme) et leur sérénité (puissance). Elles ont été les militantes anonymes d’une cause juste. Elles pourtant, oubliées de la République et de la Nation. Leur seule arme : la démocratie, en l’occurrence le bulletin de vote. Sans elles, la gauche eut perdu cette circonscription. Leur sursaut au second tour fut capital, le 18 juin 2017. Aussi, dès 9h30 du matin, je fus convaincu de la victoire d’Éric Coquerel. Ce sont encore ces mamans-là qui, dans un contexte d’abstentionnisme marqué, ont su mobiliser non seulement leurs familles (époux, enfants, parents, etc.) mais aussi leurs amies et voisines pour aller voter Éric Coquerel, dans une praxis que nous appellerons volontiers la théorie de la grappe d’électeurs. Le mot grappe vient du français crape, qui signifie « agrafe ». Elles ont agrafés les électeurs, pour former des grappes de voix. Que l’on ne s’y trompe guère, elles furent la force principale avec leur fameux slogan : « il faut les dégager ». Il n’est pas étonnant que dans leur mythologie, les Romains aient donné à Victoire trois sœurs : Zélos, « l’acharnement », Cratos, « la puissance » et Ria, « la violence ».

Mais j’ai aimé revoir Michel Bourgain, ex-maire de l’Île-Saint-Denis, toujours aussi charismatique ; heureux aussi d’avoir rencontré un couple merveilleux, Mohamed et Annick du 95 et l’excellent Rémi Faucherre de Paris 18ème, tous venus prêter main forte dans le tractage à Orgemont. Mais également le jeune Heykel qui, de son père Khémaïs (militant formé), a reçu belle éducation, savoir-vivre et instruction, trois précieux atouts qui devraient inspirer plus d’un et plus d’une.

Merces edes ! Merci ! En effet, qu’il me soit aussi permis de féliciter toute l’équipe qui m’entoure et dont l’idéal tient en une seule formule : une ville juste envers tous. Elle s’est mise en branle, dès mon appel et sans hésitation ni calcul, après ma première rencontre avec Éric Coquerel à Paris et sur ma demande. Comme ces mamans des quartiers sensibles, je n’ai rien demandé à Éric Coquerel, aucun poste et nul avantage d’aucune sorte. Nous sommes et resterons des citoyens libres.

Merces edes ! Merci donc à notre section des statistiques et analyses stratégiques animée par Marie-Adeline et Julien, et qui a compilé toutes les données électorales et sociodémographiques d’Orgemont et du Centre-ville, avec lesquels nous avons affiné notre stratégie de terrain, afin de ne pas gaspiller nos forces et viser juste, et qui nous a mis en garde contre les effets du communautarisme qui, aujourd’hui, ravage la droite locale (Facebook : voir le conflit Fatiha Kernissi / Rachida Rharbi) et qui vaut comme un clair avertissement pour la gauche ; merci à l‘équipe de sécurité qui, discrète, est toujours restée proche et a veillé sur nos sympathisants ; merci à la cellule réseaux sociaux, qui a su relayer nos actions ; merci aux jeunes d’Alternative Jeunesse, Alexandra, Mavérick, Pierre-Alexandre, Axel, Dominique, Belinda, etc., et aux moins jeunes, Benson, Rafik, Rassoul, etc., dont certains sont la relève pour 2020 ; merci, aux « militantes », qui forment le socle de notre mouvement, Marie-Claire, Huguette, Gladys, Majolie, Elvire, Christine, etc., et aux sympathisantes, Mme C., Yaffa, Florence, etc.

Et comment oublier Josiane et Gina, trop tôt emportées, mais qui, de là-haut, ont dû se réjouir de nous voir si enthousiastes dans les batailles de terrain.

La victoire d’Éric Coquerel est la vôtre, Mesdames. Par vos actions, vous avez contenu Ménard dans le Centre-ville et vous l’avez battu à Orgemont.

À toutes et à tous, Éric Coquerel m’a demandé de vous transmettre ses remerciements. Merci également à Georges, Éric, Camilou, Franck, Pape, et de tant d’autres, pour leur appui aussi efficace que sans tapage.

Pour une ville juste envers tous est incontestablement devenu l’organisation de gauche la mieux structurée et la plus disciplinée d’Épinay. Et désormais incontournable. Les temps qui viennent appellent au renforcement de notre mouvement

Législatives 2017 : soutien à Eric Coquerel

mercredi 

31 mai 2017 à 12:49

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Je partage avec vous le discours que j’ai prononcé le 30 mai lors du meeting d’Eric Coquerel à Saint-Ouen.

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Chers concitoyens de la première circonscription de Seine-Saint-Denis,

Je me réjouis d’être parmi vous, si nombreux cet après-midi, en cette place publique.

Du tiers-État de Sieyès qui, en 1789 se fit « nation complète », des événements de 1848, de Jaurès, de la Résistance et de Mitterrand, il ne subsiste que Jean-Luc Mélenchon. Il est l’héritier de cette longue tradition de luttes sociales. Car, à force de renoncements successifs à ses engagements de classe et d’abandon des repères historiques, le Parti socialiste s’est désagrégé. Et il naît, à côté de sa dépouille, une France insoumise qui porte désormais tout l’espoir du peuple de gauche et les idéaux de justice sociale.

Camarades et citoyens, « là où naît le péril, croît aussi ce qui sauve » dit Hölderlin. Jamais le risque de voir les représentants de la Nation être soumis à un pouvoir exécutif n’aura été aussi grand. Il y va même de l’équilibre des pouvoirs dans notre pays. C’est une Assemblée de députés-godillots qui s’annonce et que l’on nous prépare. En raison de quoi, il nous faut un corps de députés libres, c’est-à-dire insoumis et dont la seule vocation sera de défendre les intérêts du peuple, des salariés (employés, ouvriers et agricoles), des pauvres, des banlieues, de tous ceux que la mondialisation libérale rejette et met au bord du chemin.

En Seine-Saint-Denis, dans la 1ère circonscription, il nous faut donc tourner, avec joie et fermeté, la séquence socialiste, dont les principaux représentants qui, depuis plus de 20 ans, n’ont eu de cesse de diviser et dévaster la gauche, à Épinay comme à Saint-Ouen, jusqu’à y ruiner leur propre parti. Ce sont ces prétendus hommes de « gôche » que raillait Marx dans L’idéologie allemande, en parlant des « socialistes vrais » français qui ne sont, en vérité, que des sociaux-libéraux, et rien de plus.

Une tâche de refondation législative appelle donc Éric Coquerel, un élu remarquable, rivé aux principes de la vraie gauche. Sa présence à l’Assemblée nationale aux côtés de Jean-Luc Mélenchon sera un précieux atout politique pour notre département. Il en sera un ardent défenseur. C’est pourquoi le mouvement politique que j’anime à Épinay-sur-Seine, Une Ville Juste Envers Tous, lui apporte son ferme et total soutien républicain.

Je demande donc à toute notre équipe et à ses réseaux populaires de se mobiliser pour lui assurer une présence et une avance confortables, dès le premier tour des législatives du 11 juin prochain, afin de préparer sa victoire le 18 juin.

Que vive la gauche,
Vive la France et la République.

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits