Insécurité à Épinay : de plus en plus de femmes attaquées dans le parc d’Orgemont

jeudi 

26 juin 2014 à 08:04

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Parc d’Orgemont (D.R)

Concernant la violence à Épinay-sur-Seine, alors que les journaux et les réseaux sociaux mentionnent les fréquentes bagarres entre bandes rivales, les calcinations de véhicules, les incendies de poubelles et le trafic de drogue, depuis quelques semaines, la violence aux personnes a pris une forme sévère et une extension nouvelle, car plus brutale et plus injuste encore, avec l’attaque des femmes, en plein jour… pour les dépouiller de leurs bijoux, dans le parc d’Orgemont.

Les femmes ont peur. Elles y sont en danger, à toute heure et qu’il y ait du monde ou pas ! De jeunes délinquants, avec une surprenante audace, une grande lâcheté et un véritable toupet, usent de leur force physique pour arracher, avec une violence inouïe et une vélocité sans égale, les parures ou les fioritures des femmes. Personne pour les défendre : pauvres mères à la merci des délinquants, fragiles jeunes filles qui sont des proies faciles !

En effet, il y a quatre mois, une jeune fille y subissait une grave agression. Et, mardi dernier, à 17 heures, traversant le parc d’Orgemont, une mère de famille, locataire depuis 30 ans dans ce quartier, se rendait chez son infirmière (soins post-opératoire au bras) lorsqu’elle fut victime d’un jeune agresseur. Jetée à terre, frappée, sa chaîne « plaqué or » lui était arrachée. Nulle âme, pour n’a eu temps de la secourir. Samedi 21 juin, dans l’après-midi, de nouveau dans ce parc, une autre mère de famille, assise sur un banc et conversant avec ses amies, a été l’objet d’une attaque d’une rare violence, pour lui arracher son collier. Plus rien n’est sûr, dans ce parc laissé à l’abandon.

Déjà classée, en 2008, parmi les 19 villes les plus violentes de France, Épinay-sur-Seine connaît depuis quatre mois une fulgurante explosion de la violence aux personnes et une progression sans précédent de la délinquance.  L’échec de la mairie est sans conteste. Épinay ne connaît pas le repos public.

Bref, ces agressions quotidiennes des mères et des demoiselles sont l’expression d’une grave injustice sociale et d’une profonde inégalité physique. Et cette double punition est le résultat d’une totale absence de politique municipale visant à enrayer cette insupportable discrimination à l’échelle du quartier le plus peuplé de notre ville.

Sous ce rapport, s’il est vrai que tout le quartier d’Orgemont est livré à lui-même depuis une dizaine d’années, le parc Oberursel (qui en est comme le centre géographique) est devenu le secteur le plus dangereux, le plus risqué et le plus criminogène. Et si la gare du RER C, « Épinay-sur-Seine », située à trois cents mètres connaît déjà nombre d’agressions, l’arrivée prochaine du Tramway ne devrait pas aider à l’amélioration de cet état de fait, puisque rien n’est prévu pour en juguler les conséquences.

Il y a bel et bien un axe insécuritaire qui, en diagonale, traverse ce quartier : la Gare RER « C » – le Parc Oberursel – le feu rouge Route d’Argenteuil (au croisement rue de Lille). Aucun plan n’a jamais été élaboré par le maire, pour sécuriser cet axe.

Somme toute, en matière de sécurité, le maire et son équipe sont incapables de faire régner l’ordre public et la tranquillité urbaine. Aussi faisons-nous ici quatre recommandations aux femmes et demoiselles qui habitent ou traversent ce parc :

  1. gardez-vous de mettre vos bijoux ou ornements (chaînes, bracelets, montres, etc.) même « plaqué or », parce que les « brigands » ne savent pas faire la distinction entre « l’or » et le « plaqué or ». Comme les pies, tout bijou jaune et brillant est de l‘or pour eux. Gare à vous : ils confondent le vrai et le toc.
  2.  ne portez plus de sac en bandoulière. Les « voleurs » croient qu’ils contiennent de l’argent et même pour vingt (20) euros, ils n’hésiteront pas à vous agresser.
  3. ne traversez pas ce parc seules. Soyez toujours accompagnées.
  4. si vous êtes victime d’une agression ou d’un vol, portez plainte au Commissariat de police. Insistez pour que votre plainte soit enregistrée. Ne pensez pas que cette démarche soit inutile.

Et ce, dans l’attente qu’Épinay-sur-Seine devienne un jour une ville sûre.

Insécurité : que se passe t-il dans notre ville ?

Par , le 

vendredi 

11 avril 2014 à 16:00

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…Au lendemain de ces dernières élections municipales, force est de constater que rien ne va plus dans notre ville Épinay-sur-Seine…

Épinay-sur-Seine (PFT)

Épinay-sur-Seine (PFT)

Il y a quelques mois, alors que la jeunesse de cette ville reste très largement défavorisée, fragile et constamment sur le point d’exploser, la municipalité autorise l’organisation d’un « méga » concert de rap, sans anticiper ou désamorcer le cortège de violences que cela peut générer. Bien évidemment, et chacun le comprend, ce n’est pas l’excellente prestation du rappeur qui est ici en cause, mais l’incapacité municipale à prévenir les conflits entre certains jeunes.

Sans vouloir dire que cela n’existait pas avant, notons que depuis cet événement les Spinassiens ne cessent d’être, dans tous les quartiers (le Centre, la Source, les Presles, Orgemont), les témoins de violentes échauffourées de plus en plus fréquentes. En effet, des rivalités inter-quartiers se sont développées et évoluent en querelles qui dégénèrent inévitablement en bagarres, relayées par des « guerres » concurrentielles entre bandes.

Pire ! Ces conflits, ces combats, puisqu’il s’agit bien là d’agressions, de violences physiques, se transforment en véritables traques, chasses à l’homme urbaines…

Que se passe-t-il dans notre ville ?

Dans ce contexte, il est indispensable de réinterroger le pouvoir publique et son autorité ainsi que sa gestion de la protection des administrés…
À l’image du témoignage qui suit, loin d’être une anecdote, les citoyens s’inquiètent, craignent, au point de ne plus oser s’exprimer.

C’est dans ce climat qu’a commencé l’histoire du jeune M., élève au lycée Jacques Feyder.

M. est un lycéen comme les autres, 17 ans, sportif, sans histoire, aîné d’une fratrie de trois enfants, habitant le quartier d’Orgemont et se rendant quotidiennement au lycée. C’est alors, qu’un jour, à la sortie des cours, il est témoin d’une bagarre qui se déroule hors de l’enceinte de ce dernier. Fort d’un sentiment d’injustice, voyant un camarade se faire frapper par plusieurs autres garçons, il se rapproche et tente de séparer la victime de ses agresseurs. Il est ainsi pris à partie par le groupe d’agresseurs qui le frappe et le menace ouvertement de prochaines représailles.

Ces jours-ci, de nouveau à la sortie du lycée, ces mêmes agresseurs, dans une voiture, attendaient M. Puis ils l’ont provoqué, se sont abattus sur lui, le frappant et le blessant.

Ce groupe d’agresseurs, identifiés, habitent le centre ville, territoire désormais interdit à M. sous peine de très graves représailles mais aussi par crainte, ne lui permettant même pas de porter plainte.

C’est ce témoignage de la propre mère de M., contrainte d’accompagner son fils dans tous ses déplacements (alors qu’elle travaille) qui ne peut nous laisser indifférents et interroge profondément sur les capacités de la municipalité à gérer la sécurité de nos concitoyens. Peut-on accepter de craindre d’envoyer nos enfants en cours ? Que compte faire le pouvoir en place ?

Nuit d’émeutes à Épinay

lundi 

3 février 2014 à 07:55

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Pourquoi donc le maire a-t-il pris le risque inouï d’organiser un concert de rap, dans un contexte local éminemment conflictuel ? La décision est insensée ! Car, depuis plusieurs semaines, Épinay-sur-Seine n’est qu’un vaste théâtre d’affrontements entre bandes composées de jeunes (16 – 22 ans) et d’adolescents (13 – 15 ans), sur fond de contrôles de territoires, de trafic de stupéfiants et de rivalités amoureuses. Sous ce rapport, il reste très symptomatique que ces groupes se dénomment par le nom des rues qui leurs « appartiendraient ». Par exemple, RDP, pour ceux de la « Rue De Paris », ou RDM, pour la « Rue De Marseille ». Indubitablement, dans notre ville, la municipalité a perdu le contrôle des pans entiers de son territoire.

En outre, sur les réseaux sociaux et par le bouche-à-oreille, l’information circulait selon laquelle il y avait des rixes prévisibles, des querelles, d’inévitables altercations, des bagarres annoncées, des règlements de compte.

Si le maire de droite et d’extrême droite sortant a pris un tel risque, c’est que son «évaluation » n’était nullement dictée par des impératifs d’ordre public, mais par des calculs électoraux :  gagner le suffrage d’une partie de la jeunesse de notre ville, pour les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

Mauvaise estimation, puisque la manifestation festive, qui était annoncée comme un événement, a produit « un remarquable bilan » :

  • une gigantesque émeute rue de Paris (centre ville), où près d’une douzaine de voitures ont été vandalisées (vitres brisées, carrosseries endommagées, etc.),
  • des altercations rue de Marseille (Orgemont),
  • coups de couteau et bastonnades,
  • plusieurs coups de feu tirés dans la nuit,
  • affrontements entre deux bandes à L’Espace Lumière, où se déroulait ce concert de rap.

Outre le coût de la prestation du rappeur, de celui des dégâts, de la mobilisation des forces de l’ordre (Police nationale, Police municipale, sociétés privées de surveillance) des assurances, de l’enlèvement des véhicules vandalisés, du nettoyage, etc.) s’élève à plus de 150.000 euros. C’est bien là, pourrait-on dire, un « remarquable bilan », pour reprendre le ridicule slogan du maire sortant !

Ce désastre prévisible appelle une petite leçon de prévention : quelques jours avant ce concert à hauts risques, il eût été plus judicieux et combien plus intelligent et peu coûteux de demander au célèbre rappeur Rohff, dont le talent est incontestable, de diffuser des messages de paix et de cohésion à l’adresse des jeunes Spinassiens. En lieu et place, il n’a été fait que de la publicité municipale. Ainsi, qui ne fait pas de prévention, ne doit pas s’étonner de l’insécurité.

En tous les cas, le maire de cette ville a totalement échoué en matière de sécurité. Le plus stupéfiant est de le voir créer des « occasions » d’insécurité. Quelle pitoyable fin de mandat !

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits