Épinay-sur-Seine : hausse continue de la délinquance

mardi 

7 octobre 2014 à 08:05

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Épinay-sur-Seine (PFT)

Dussions-nous le redire, la délinquance est l’une des grandes plaies de notre ville. Elle altère profondément son image. En tous les cas, la hausse 2013 de la délinquance et de la criminalité révèle l’échec total du maire et de son équipe en la matière. En effet, cette équipe de droite et d’extrême-droite qui dirige notre ville depuis 14 ans a complètement échoué. Jamais cette alliance politique n’est parvenue à prévenir (prévention de) ou à réprimer (répression de) la délinquance urbaine et la criminalité.

Tout l’argent public englouti annuellement dans la vidéosurveillance (24.000 euros par caméra, dont plus de la moitié ne fonctionne pas) et la Police municipale (1 million d’euros par an), quasi impotente contre la délinquance, ne produit aucun effet palpable. Qui donc peut nier que la délinquance quotidienne et la criminalité sont en hausse constante ? Sans la Police nationale, Épinay-sur-Seine eut été le premier foyer francilien de la délinquance.

Le Ministère de l’intérieur vient de rendre public les chiffres de la délinquance répertoriés par l’Observatoire Nationale de la Délinquance et des Réponses pénales (ONDRP) . Pour Épinay-sur-Seine, ils sont alarmants. Année après année, ils progressent et de façon inexorable (consulter les chiffres en cliquant ici). En outre, vous pouvez comparer ces chiffres à ceux d’autres communes françaises sur le site web de l’internaute.

Bien entendu, ce rapport ne prend en compte que les faits déclarés auprès de la Police nationale et la Gendarmerie. Ils sont donc bien en-dessous de la réalité, car de nombreuses victimes (désabusés, gênés ou craignant des représailles) ne signalent pas leurs agressions. Ainsi, pour obtenir le chiffre exact des agressions, il faudrait aussi ajouter aux chiffres officiels les actes des pharmaciens et des médecins chez qui se rendent une grande partie des victimes pour les premiers soins mais sans faire des signalements et des dépôts de plainte bien difficiles à établir :

  • Violences physiques non crapuleuses ;
  • Meurtres et tentatives de meurtre ;
  • Viols et agressions sexuelles;
  • Vols à main armée ;
  • Cambriolages ;
  • Vols de voitures et de 2 roues ;
  • Port d’armes prohibées.

Cette faillite de la lutte contre la délinquance repose sur 5 dysfonctionnements :

  • un manque patent de clairvoyance politique;
  • un amateurisme entêté dans la conception des projets de lutte;
  • une vision angélique de la réalité;
  • une désinvolture chronique de la municipalité face à la détresse des habitants;
  • une Police municipale et une Vidéosurveillance couteuses mais inopérantes.

Ainsi, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, Épinay-sur-Seine se classe parmi les villes violentes de l’Île de France ; une commune où les habitants sont, de fait, abandonnés par la municipalité et doivent supporter toutes les misères et l’intranquillité liées à la progression de la délinquance.

Insécurité : que se passe t-il dans notre ville ?

Par , le 

vendredi 

11 avril 2014 à 16:00

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…Au lendemain de ces dernières élections municipales, force est de constater que rien ne va plus dans notre ville Épinay-sur-Seine…

Épinay-sur-Seine (PFT)

Épinay-sur-Seine (PFT)

Il y a quelques mois, alors que la jeunesse de cette ville reste très largement défavorisée, fragile et constamment sur le point d’exploser, la municipalité autorise l’organisation d’un « méga » concert de rap, sans anticiper ou désamorcer le cortège de violences que cela peut générer. Bien évidemment, et chacun le comprend, ce n’est pas l’excellente prestation du rappeur qui est ici en cause, mais l’incapacité municipale à prévenir les conflits entre certains jeunes.

Sans vouloir dire que cela n’existait pas avant, notons que depuis cet événement les Spinassiens ne cessent d’être, dans tous les quartiers (le Centre, la Source, les Presles, Orgemont), les témoins de violentes échauffourées de plus en plus fréquentes. En effet, des rivalités inter-quartiers se sont développées et évoluent en querelles qui dégénèrent inévitablement en bagarres, relayées par des « guerres » concurrentielles entre bandes.

Pire ! Ces conflits, ces combats, puisqu’il s’agit bien là d’agressions, de violences physiques, se transforment en véritables traques, chasses à l’homme urbaines…

Que se passe-t-il dans notre ville ?

Dans ce contexte, il est indispensable de réinterroger le pouvoir publique et son autorité ainsi que sa gestion de la protection des administrés…
À l’image du témoignage qui suit, loin d’être une anecdote, les citoyens s’inquiètent, craignent, au point de ne plus oser s’exprimer.

C’est dans ce climat qu’a commencé l’histoire du jeune M., élève au lycée Jacques Feyder.

M. est un lycéen comme les autres, 17 ans, sportif, sans histoire, aîné d’une fratrie de trois enfants, habitant le quartier d’Orgemont et se rendant quotidiennement au lycée. C’est alors, qu’un jour, à la sortie des cours, il est témoin d’une bagarre qui se déroule hors de l’enceinte de ce dernier. Fort d’un sentiment d’injustice, voyant un camarade se faire frapper par plusieurs autres garçons, il se rapproche et tente de séparer la victime de ses agresseurs. Il est ainsi pris à partie par le groupe d’agresseurs qui le frappe et le menace ouvertement de prochaines représailles.

Ces jours-ci, de nouveau à la sortie du lycée, ces mêmes agresseurs, dans une voiture, attendaient M. Puis ils l’ont provoqué, se sont abattus sur lui, le frappant et le blessant.

Ce groupe d’agresseurs, identifiés, habitent le centre ville, territoire désormais interdit à M. sous peine de très graves représailles mais aussi par crainte, ne lui permettant même pas de porter plainte.

C’est ce témoignage de la propre mère de M., contrainte d’accompagner son fils dans tous ses déplacements (alors qu’elle travaille) qui ne peut nous laisser indifférents et interroge profondément sur les capacités de la municipalité à gérer la sécurité de nos concitoyens. Peut-on accepter de craindre d’envoyer nos enfants en cours ? Que compte faire le pouvoir en place ?

2001-2014 : le désastreux bilan

Par , le 

mardi 

11 mars 2014 à 07:55

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Épinay : une Saint Valentin entre coups de feu et distribution de roses

dimanche 

2 mars 2014 à 16:17

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C’est le candidat de la droite et de l’extrême-droite,

Le maire d’Épinay-sur-Seine, candidat de la droite (UMP-UDI-MODEM) et de l’extrême-droite (MPF-FN) locales, ne contrôle plus rien de son territoire. En effet, et tout le monde l’admet, l’insécurité urbaine est à son comble. Cependant que son équipe est plongée dans une profonde insouciance et que lui-même est emprisonné dans un sévère cécité politique. Or il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Au reste, il voit d’autant moins ce qui se passe à Épinay, qu’il a décidé de résider à Enghien-les-Bains.

Il ne sait pas ce qu’est « La Saint-Valentin » 

On se convainc de sa lourde insouciance, en juxtaposant deux événements récents qui illustrent bien l’insoutenable écart entre les étourderies du maire sortant et le pénible quotidien des Spinassiens. Ainsi, le 14 février, jour de La Saint-Valentin, on le vit mener une action de communication  à la gare Épinay Villetaneuse : distribution de roses aux femmes, avec sa carte de visite accrochée. Cette action, aussi incongrue que stupide, était en outre fort déplacée, en regard de la signification de cette fête. Car, est-il besoin de le rappeler, La Saint-Valentin, c’est le jour des Amoureux qui, pour réaffirmer leur passion réciproque, s’offrent des cadeaux, et notamment des roses rouges aux femmes, appelées les « Valentines » comme signe de vivacité de la passion amoureuse. En conséquence de quoi, cette fête ne concerne que les couples d’amoureux, dans leurs relations affectives. Cette fête relève donc de l’intime et de l’intimité, et n’engage que les couples d’amoureux. Le méconnaître, c’est attester d’une inculture inouïe et, dans le même temps, faire étalage de son ignorance du « langage des fleurs ». Souhaitons qu’il ne lui vienne pas à l’esprit l’idée d’offrir des chrysanthèmes lors d’une célébration de mariage. En tous les cas, si les roses indiquent l’intention amoureuse, elles témoignent de la force de la passion lorsqu’elles sont rouges. Au grand jamais, offrir des roses ne peut être réduit à geste de gentillesse ou d’attention.

En violation flagrante des usages

Ainsi, est-il fort mal venu voire très déplacé que celui qui n’entretient pas de relation amoureuse avec une dame se risque, ce jour-là, à lui offrir des roses, qui plus est rouges. Sous ce rapport, il est d’autant plus inconvenant et grossier qu’un maire se fasse lui-même « Valentin » et décide que ses concitoyennes soient des « Valentines ».

Autrement dit, comble du ridicule, en offrant des roses aux femmes un 14 février, le maire sortant commet une maladresse et un triple acte d’impolitesse :

  • il confond 14 février, jour de la fête des amoureux, et 8 mars, journée mondiale de la femme où il peut offrir des fleurs, mais jamais de roses rouges,
  • il méconnaît toutes les règles du Savoir-vire français,
  • il montre, aux yeux de tous, son ignorance du « langage des fleurs » acte de provocation, il se substitue à tous les « Valentins ».

Je l’ai souvent dit, cet homme est certes maire, mais il est d’abord et avant tout un inculte qui confond tout et ne prend jamais la peine de vérifier la signification et le sens de ce qu’il fait. Un autre exemple récent illustre cette propension à la confusion : il ne s’est guère rendu compte que la pièce de théâtre L’Histoire du Soldat d’Igor Stravinsky, programmé dans le cadre des activités du centenaire de la Seconde Guerre mondiale, ne concernait en rien de cette guerre.

Tout est donc, pour le maire sortant, dans l’apparence et jamais dans le fond.

Toutefois, qu’il soit un inculte notoire, cela peut encore passer. Et ce d’autant que certains de ses séides lui trouvent quelques excuses.

Il distribue des roses, pendant que la maison brûle

Mais toutes les explications pour le défendre s’effondrent, parce qu’il n’a pas défendu le petit Sofiane, élève d’une école Primaire d’Épinay, publiquement moqué par son enseignante sur facebook, qui (oubliant ses obligations de réserve) s’est plût à montrer la copie scannée d’une dictée de son élève avec des fautes qui n’en sont pas en vérité. Car il ne s’en est pas offusquée, parce que cette « brillante » enseignante est sa colistière.

Toutefois, ce qui ne peut être admis, parce qu’inadmissible, c’est que ce 14 février 2014, au même moment où, dans son indue propagande de séduction de l’électorat féminin, il distribuait des roses rouges, des coups de feu retentissaient près du Canyon situé dans le quartier Les Presles, à moins de six cents mètres de la gare Épinay Villetaneuse. Et il ne s’en est pas plus inquiété.

En effet, selon certaines informations, les occupants d’un véhicule ont tiré des coups de feu en direction d’un groupe de jeunes s’enfuyant. Des douilles ont été ramassés par des agents du Canyon.

Quel terrible contraste, une distribution de roses à la gare d’Épinay Villetaneuse et des coups de feu au Canyon ! C’est désormais cela notre ville, où l’insécurité est devenue dominante et reste un marqueur urbain. Le maire sortant est dépassé par les événements et se réfugie dans le festif et la communication. Il ne tient compte d’aucune alerte. Ainsi, une semaine auparavant, des heurts avaient eu lieu dans le même secteur du Canyon. Et il n’a arrêté aucune mesure préventive ou répressive.

Bref, en matière de sécurité, la droite (UMP-UDI-MODEM) et l’extrême-droite (MPF-FN) locales, sous la férule du maire sortant, ont un bilan catastrophique. Or, aucune ville ne peut se développer si elle n’assure pas la sécurité comme un préalable.

L’ignorance personnelle du maire précède et rejoint son insouciance politique. Alors, il est grand temps de lui donner congé.

Nuit d’émeutes à Épinay

lundi 

3 février 2014 à 07:55

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Pourquoi donc le maire a-t-il pris le risque inouï d’organiser un concert de rap, dans un contexte local éminemment conflictuel ? La décision est insensée ! Car, depuis plusieurs semaines, Épinay-sur-Seine n’est qu’un vaste théâtre d’affrontements entre bandes composées de jeunes (16 – 22 ans) et d’adolescents (13 – 15 ans), sur fond de contrôles de territoires, de trafic de stupéfiants et de rivalités amoureuses. Sous ce rapport, il reste très symptomatique que ces groupes se dénomment par le nom des rues qui leurs « appartiendraient ». Par exemple, RDP, pour ceux de la « Rue De Paris », ou RDM, pour la « Rue De Marseille ». Indubitablement, dans notre ville, la municipalité a perdu le contrôle des pans entiers de son territoire.

En outre, sur les réseaux sociaux et par le bouche-à-oreille, l’information circulait selon laquelle il y avait des rixes prévisibles, des querelles, d’inévitables altercations, des bagarres annoncées, des règlements de compte.

Si le maire de droite et d’extrême droite sortant a pris un tel risque, c’est que son «évaluation » n’était nullement dictée par des impératifs d’ordre public, mais par des calculs électoraux :  gagner le suffrage d’une partie de la jeunesse de notre ville, pour les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

Mauvaise estimation, puisque la manifestation festive, qui était annoncée comme un événement, a produit « un remarquable bilan » :

  • une gigantesque émeute rue de Paris (centre ville), où près d’une douzaine de voitures ont été vandalisées (vitres brisées, carrosseries endommagées, etc.),
  • des altercations rue de Marseille (Orgemont),
  • coups de couteau et bastonnades,
  • plusieurs coups de feu tirés dans la nuit,
  • affrontements entre deux bandes à L’Espace Lumière, où se déroulait ce concert de rap.

Outre le coût de la prestation du rappeur, de celui des dégâts, de la mobilisation des forces de l’ordre (Police nationale, Police municipale, sociétés privées de surveillance) des assurances, de l’enlèvement des véhicules vandalisés, du nettoyage, etc.) s’élève à plus de 150.000 euros. C’est bien là, pourrait-on dire, un « remarquable bilan », pour reprendre le ridicule slogan du maire sortant !

Ce désastre prévisible appelle une petite leçon de prévention : quelques jours avant ce concert à hauts risques, il eût été plus judicieux et combien plus intelligent et peu coûteux de demander au célèbre rappeur Rohff, dont le talent est incontestable, de diffuser des messages de paix et de cohésion à l’adresse des jeunes Spinassiens. En lieu et place, il n’a été fait que de la publicité municipale. Ainsi, qui ne fait pas de prévention, ne doit pas s’étonner de l’insécurité.

En tous les cas, le maire de cette ville a totalement échoué en matière de sécurité. Le plus stupéfiant est de le voir créer des « occasions » d’insécurité. Quelle pitoyable fin de mandat !

Épinay : réponse à un courriel sur l’insécurité et les aides sociales

lundi 

13 janvier 2014 à 11:15

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Suite à la distribution d’Épinay en vrai, j’ai reçu le courriel d’une Spinassienne m’exposant sa perception des causes de la délinquance dans notre ville. Comme pour chaque e-mail reçu, j’y ai répondu.

Ma réponse

Madame F.,

Bonsoir.

J’ai bien reçu votre brève appréciation qui fait suite à la diffusion de ma Lettre d’information Épinay en Vrai !, en date de décembre 2013. Elle appelle, de ma part, deux rapides réflexions :

Premièrement, en matière de délinquance et d’insécurité, la situation actuelle est-elle meilleure ou pire qu’à l’époque de M. Gilbert Bonnemaison et du temps de M. Bruno Le Roux ? Si vous répondez qu’il y a moins de délinquance aujourd’hui qu’hier, personne ne vous croira. Et surtout pas toutes les femmes qui sont quotidiennement agressées. Par déduction, vous ne pouvez donc pas imputer cette situation à MM. Gilbert Bonnemaison et Bruno Le Roux. Ce n’est pas leur bilan que vous devriez établir, mais celui du maire actuel. Car, voilà treize ans que M. Hervé Chevreau est maire de cette ville. Depuis, la violence, les cambriolages, les agressions ont été multipliés par quatre. La cause : une désastreuse politique de sécurité qui, coûteuse (3 millions d’euros par an), n’a jusqu’ici produit aucun résultat. Comment pouvez-vous ne pas le reconnaître ? Or, c’est cela que je dénonce. Et s’il était réélu, la situation « insécuritaire » irait s’aggravant. Voyez-vous, Madame, les délinquants ont tout intérêt à ce qu’il soit réélu. Il ne leur fait rien, ne sait rien faire d’eux et laisse même prospérer leur « business ».

Deuxièmement, vous affirmez que des parents ne feraient des enfants que pour bénéficier des aides sociales. Montrez m’en, si vous en connaissez. Au demeurant, contrairement à ce que vous croyez, les « aides sociales » ne permettent pas de vivre et moins encore d’épargner de l’argent. À peine suffisent-elles à couvrir certains besoins des enfants et à équilibrer les budgets mensuels voire hebdomadaires des familles humbles ou pauvres. En outre, vous devez savoir que ces aides sociales, dits « revenus nets de redistribution », sont un des outils du « coût de formation des enfants ». Madame, ne vous laissez donc pas prendre aux mensonges de ceux qui essaient de faire  croire que ces « aides » sont détournées pour l’achat d’écrans plats. D’autant que, selon l’Insee, un enfant sur deux à Épinay vit dans la pauvreté. Ayez plutôt pitié de cette enfance malheureuse, qui est de toutes origines. Pour ma part, je jetterai toujours un regard solidaire sur nombre de braves parents qui, au quotidien, se battent pour subvenir aux besoins de leurs enfants. C’est à eux que je songe, et je ne défends pas ceux qui, ayant le pouvoir, ont octroyé à leurs enfants et à leurs épouses des postes de travail (bien rémunérés) en mairie.

Merci encore, Madame F., pour l’expression courageuse de vos opinions.

Soyez assurée de ma parfaite considération,

Pierre Franklin Tavares

Épinay : la mairie cambriolée !

mercredi 

1 janvier 2014 à 17:45

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Services de la mairie
1 rue Mulot, Épinay-sur-Seine (D.R)

Le « bon sens », si cher à Descartes, commande la question suivante : lorsqu’un maire ne peut protéger sa mairie, peut-il garantir la sécurité de sa ville et de ses administrés ou habitants ? En effet, hier matin, dernier jour de l’année 2013, a eu lieu un rocambolesque cambriolage dans les services de la mairie (annexe de la mairie) situés 1 rue Mulot, à 50 mètres du Commissariat et de l’Hôtel de ville, et à moins de 500 mètres des locaux de la Police municipale. On croit rêver. Car le fric-frac s’est déroulé en plein jour, aux environs de 9h30.

Au vrai, c’est un rude coup porté au système Chevreau, dont chacun peut constater la faillite complète. Car, il y a moins de six mois, cette section de la mairie a été dotée de deux caméras censées dissuader les voleurs ou permettre de les rattraper. La première caméra est fixée sur le pignon du service de communication et la deuxième sur le parking. Rien n’y a fait. Les cambrioleurs comme les trafiquants se gaussent des caméras dont la presque totalité  fonctionnent mal ou pas du tout.

Totalement dépassé par la délinquance, ce maire n’arrive même plus à protéger « sa » mairie. Dès lors, chacun comprendra maintenant pourquoi la délinquance est devenue si prégnante dans notre ville où les habitations et les commerces sont quotidiennement cambriolées.

En treize années de mandat, ce maire aura réussi à faire d’Épinay-sur-Seine une proie facile pour les délinquants, les cambrioleurs et les trafiquants de produits illicites. Quel gâchis !

La semaine dernière, en plein journée, Mme L.., habitante du quartier des Écondeaux, a été attaquée et son sac violemment arrachée, par deux jeunes arsouilles. Bilan : 5 jours d’hospitalisation.

C’est la faillite d’un homme, la banqueroute d’un système et la défaite de la droite locale.

Gilbert Bonnemaison s’exprime au journal télévisé (1992)

Par , le 

jeudi 

12 décembre 2013 à 16:06

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Lors du journal télévisé du 3 mars 1992, sur Antenne 2, le maire d’Épinay-sur-Seine, Gilbert Bonnemaison, réagit à la mort d’un adolescent de la ville, Kamel, poignardé alors qu’il s’interposait dans une bagarre. L’occasion d’entendre Gilbert Bonnemaison défendre une nouvelle fois sa conception de la politique de sécurité, et le caractère crucial et incontournable des moyens attribués à la prévention : « En 86, alors que je demandais des moyens pour la prévention de la délinquance juvénile, je n’ai pas été entendu. Je me souviens encore de certains ricanements. Aujourd’hui, on le paye avec des drames comme celui-ci. S’il y a échec, ce n’est pas celui de la prévention. En 10 ans, 400 millions ont été consacrés à la prévention contre 12 milliards à la répression. »

Force est de constater, plus de 20 ans plus tard, que les mêmes erreurs ont été commises, et que les mêmes lacunes se sont aggravées et perdurent à Épinay.

L’héritage de Gilbert Bonnemaison : prévention, répression, solidarité

Par , le 

jeudi 

12 décembre 2013 à 07:15

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Contre la volonté de la famille, et dans une visée électoraliste à l’approche des municipales, le maire actuel a décidé de dédier une petite rue à celui qui pendant 28 ans a présidé aux destinées de notre ville : Gilbert Bonnemaison. Pourtant, pendant des années, lorsque le maire actuel était dans l’opposition, il fit campagne parfois violemment contre Gilbert Bonnemaison, notamment sur le thème de l’insécurité.

Pourtant, au regard de la hausse continue et accélérée de l’insécurité sous le mandat du maire actuel, on ne peut que conclure à son incapacité à passer des discours aux actes. En matière de sécurité, les choix de ce maire de droite ont tous échoué : désorganisation de la police municipale, réorientation des moyens humains vers la verbalisation des automobilistes, et choix du tout-caméras, avec un matériel coûteux aux deux-tiers en panne et donc sans aucune efficacité.

En la matière, le maire sortant souffre d’un déficit d’ordre conceptuel et intellectuel. Lui qui a passé son temps à en appeler à moins de prévention et plus de répression, et à opposer ces deux concepts, se trouve dans une impasse. Car « prévention » et « répression » ne sont en fait en rien contraires. Si l’on cherche à « prévention » un antonyme, on tomberait sur « contagion » ou « sympathie ». Dès lors,  s’opposer à la prévention de la délinquance c’est en favoriser la « contagion ». Ne pas prévenir le crime, c’est l’autoriser, l’encourager.

C’est pourquoi le rapport de la commission des maires rendu en décembre 1982 par son président Gilbert Bonnemaison, figure majeure de la pensée de gauche et de la lutte pour un cadre de vie sûr et apaisé, avait associé prévention et répression comme deux priorités d’une même lutte contre l’insécurité. La répression, mission prioritairement dévolue à la justice et à la police, est un élément incontournable de toute politique de sécurité. Cependant, si on la prend isolément, elle souffre d’un manque crucial : elle suit les faits et, dans le cas d’une multiplication de ceux-ci, elle ne peut vraisemblablement pas les contrôler.

Or, la prévention ne contredit pas mais complète et facilite la répression en empêchant une hausse incontrôlée de la violence, comme en connaît aujourd’hui Épinay-sur-Seine. Gilbert Bonnemaison et la commission des maires avaient ciblé cette mission comme priorité pour les municipalités, mieux à même de régler les problèmes locaux, et d’investir dans les moyens humains et les infrastructures pour apaiser l’environnement urbain et protéger les habitants. Notons au passage que Gilbert Bonnemaison n’était pas du tout opposé à la présence de caméras de surveillance, dont il réclamait alors la généralisation dans les transports franciliens.

À ces deux volets, la commission Bonnemaison avait d’ailleurs ajouté un troisième. « Prévention, répression, solidarité » réclamait en titre le rapport de 1982. Améliorer le cadre de vie, rendre la ville moins anxiogène, lutter contre la misère, favoriser la réussite scolaire pour tous sont des ambitions essentielles en elles-mêmes, mais aussi parce que lutter contre l’échec des jeunes, donner l’espoir et les moyens de l’insertion sociale et de la réussite de chacun, c’est contribuer à éloigner la jeunesse des réseaux de délinquance, qui prospèrent sur l’exclusion et le désœuvrement.

Le rapport Bonnemaison avait entraîné la création des conseils de prévention de la délinquance à l’échelle nationale, départementale et communale, dispositifs depuis démolis par la droite sarkozyste dont le maire actuel se veut le chantre spinassien. En défaisant l’héritage de Gilbert Bonnemaison, la droite a favorisé la délinquance. Il serait temps qu’une politique municipale de sécurité s’appuie enfin sur le triptyque « prévention, répression, solidarité » pour rétablir la tranquillité urbaine et améliorer le quotidien des Spinassiens.

Document sur l’insécurité

mercredi 

4 décembre 2013 à 14:39

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Face à l’échec de la municipalité de droite, à tous les niveaux, les composantes de la gauche spinassienne se sont réunies cet automne pour une campagne de sensibilisation sur les problématiques vécues à Épinay-sur-Seine et par les Spinassiens.

J’ai écrit le texte suivant, qui rappelle et souligne la gravité de la situation de notre ville quant à l’insécurité, et que vous pouvez trouver en ce moment diffusé à votre domicile ou près de chez vous. Il s’agit là d’une priorité pour Épinay.

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits