Épinay-sur-Seine : hausse continue de la délinquance

mardi 

7 octobre 2014 à 08:05

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Épinay-sur-Seine (PFT)

Dussions-nous le redire, la délinquance est l’une des grandes plaies de notre ville. Elle altère profondément son image. En tous les cas, la hausse 2013 de la délinquance et de la criminalité révèle l’échec total du maire et de son équipe en la matière. En effet, cette équipe de droite et d’extrême-droite qui dirige notre ville depuis 14 ans a complètement échoué. Jamais cette alliance politique n’est parvenue à prévenir (prévention de) ou à réprimer (répression de) la délinquance urbaine et la criminalité.

Tout l’argent public englouti annuellement dans la vidéosurveillance (24.000 euros par caméra, dont plus de la moitié ne fonctionne pas) et la Police municipale (1 million d’euros par an), quasi impotente contre la délinquance, ne produit aucun effet palpable. Qui donc peut nier que la délinquance quotidienne et la criminalité sont en hausse constante ? Sans la Police nationale, Épinay-sur-Seine eut été le premier foyer francilien de la délinquance.

Le Ministère de l’intérieur vient de rendre public les chiffres de la délinquance répertoriés par l’Observatoire Nationale de la Délinquance et des Réponses pénales (ONDRP) . Pour Épinay-sur-Seine, ils sont alarmants. Année après année, ils progressent et de façon inexorable (consulter les chiffres en cliquant ici). En outre, vous pouvez comparer ces chiffres à ceux d’autres communes françaises sur le site web de l’internaute.

Bien entendu, ce rapport ne prend en compte que les faits déclarés auprès de la Police nationale et la Gendarmerie. Ils sont donc bien en-dessous de la réalité, car de nombreuses victimes (désabusés, gênés ou craignant des représailles) ne signalent pas leurs agressions. Ainsi, pour obtenir le chiffre exact des agressions, il faudrait aussi ajouter aux chiffres officiels les actes des pharmaciens et des médecins chez qui se rendent une grande partie des victimes pour les premiers soins mais sans faire des signalements et des dépôts de plainte bien difficiles à établir :

  • Violences physiques non crapuleuses ;
  • Meurtres et tentatives de meurtre ;
  • Viols et agressions sexuelles;
  • Vols à main armée ;
  • Cambriolages ;
  • Vols de voitures et de 2 roues ;
  • Port d’armes prohibées.

Cette faillite de la lutte contre la délinquance repose sur 5 dysfonctionnements :

  • un manque patent de clairvoyance politique;
  • un amateurisme entêté dans la conception des projets de lutte;
  • une vision angélique de la réalité;
  • une désinvolture chronique de la municipalité face à la détresse des habitants;
  • une Police municipale et une Vidéosurveillance couteuses mais inopérantes.

Ainsi, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, Épinay-sur-Seine se classe parmi les villes violentes de l’Île de France ; une commune où les habitants sont, de fait, abandonnés par la municipalité et doivent supporter toutes les misères et l’intranquillité liées à la progression de la délinquance.

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits