Épinay – Santé : une médecine scolaire inexistante

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lundi 

24 février 2014 à 08:29

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Il y a quelques mois la FCPE 93 lançait le signal d’alarme : « Épinay-sur-Seine est ainsi la plus grande ville de Seine Saint-Denis sans médecine scolaire. 10 000 enfants de la maternelle au lycée (13 maternelles, 15 élémentaires soit 6 710 élèves, 4 collèges et 2 lycées) dépendent ainsi de la médecine scolaire de Saint-Denis, faute de postulant(e)s sur les 2 postes budgétés. » La question de la santé scolaire dans les écoles maternelles et primaires relève bien de la commune et donc du maire.

Une médecine scolaire inexistante et des situations dramatiques

Il n’y a donc ni médecin, ni infirmière scolaire dans notre ville et ce sont nos enfants qui en subissent les conséquences. Chacun comprendra fort bien que mal voir, mal entendre ou avoir une pathologie, telle que l’asthme ou le diabète perturbe la scolarité d’un enfant. De nombreuses pathologies nécessitent des soins à heures fixes et c’est pour cela qu’un enfant vivant une telle situation a absolument besoin d’un encadrement médical pour être rassuré et suivre une scolaire « normale ». Une maladie ou un handicap ne doit pas être au cœur de ses préoccupations en milieu scolaire. C’est pourquoi, l’absence de personnel médical en milieu scolaire, à Épinay, constitue une double peine pour ces enfants.

Dans notre ville aujourd’hui, certains enfants doivent s’administrer eux-mêmes leurs traitements (piqûres) car leurs enseignants, parce qu’ils ne sont pas habilités à donner un traitement médical, refusent de prendre ce risque. Souvent, certains parents sont contraints de quitter précipitamment leur lieu de travail pour assister leurs enfants ou décider de leur départ pour l’hôpital. Ces situations tendues seraient éviter s’il existait un service de santé scolaire dans notre ville.

École maternelle Jean Jacques Rousseau à Épinay-sur-Seine (D.R)

École maternelle Jean Jacques Rousseau à Épinay-sur-Seine (D.R)

Par ailleurs, la médecine scolaire a aussi pour mission de repérer les enfants victimes de maltraitance. Elle a pour fonction de veiller à la bonne santé physique et psychique des enfants.

Des solutions existent

  • Mise en place d’une médecine scolaire
  •  Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) : « Un projet d’accueil individualisé PAI) est mis en place pour un enfant atteint de maladie chronique, d’allergie ou d’intolérance alimentaire, accueilli en collectivité. C’est notamment le cas pour l’enfant qui fréquente une crèche ou une halte garderie, une école, un collège, un lycée ou un centre de vacances ou de loisirs. Il peut concerner le temps scolaire mais aussi périscolaire, et se nomme ainsi parfois PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire). » Le PAI est aussi une chance pour l’enfant qui peut ainsi suivre une scolarité normale.

Que la municipalité actuelle, de droite, refuse de traiter problème et déclare que :« la médecine scolaire, ça n’intéresse personne. » démontre, une nouvelle fois, qu’elle est peu préoccupée par le destin des Spinassiens les plus fragiles.

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits