L’histoire du soldat d’Igor Stravinsky : étrange hommage

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dimanche 

9 février 2014 à 11:24

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Dans le cadre des célébrations du centenaire de la première Guerre mondiale, la municipalité d’Épinay a décidé de mettre en avant L’histoire du soldat, d’Igor Stravinsky, jouée par les professeurs du conservatoire d’Épinay, au Pôle musical d’Orgemont.

Si l’on ne peut remettre en question l’intérêt musical de cette petite pièce, hybride de poésie, de théâtre et de danse, l’une des plus riches de la première période de Stravinsky – celle qui vit aussi naître les trois grands ballets, L’Oiseau de Feu, Pétrouchka et Le Sacre du Printemps – le fait de la présenter dans le cadre de ce centenaire est problématique et traduit plutôt une forme de confusion, voire d’inculture chez les élus d’Épinay et au sein de la direction des affaires culturelles, peut-être mal à l’aise pour une fois qu’il s’agit d’autre chose que de spectacles d’humoristes ou de chanteurs pop.

Certes, L’histoire du soldat fut composée en 1918 sur des textes du poète suisse Charles Ferdinand Ramuz, et créée sous la baguette d’Ernest Ansermet qui, déjà, faisait le bonheur du public de mélomanes de la confédération. Le rapport avec le premier conflit mondial est cependant assez ténu. Stravinsky comme Ramuz étaient tous deux ressortissants de pays en paix, le premier comme exilé de Russie – sortie du conflit après la révolution bolchévique – et le second comme citoyen suisse. L’histoire du soldat fut qui plus est composée en Suisse, où Stravinsky vécut jusqu’à la fin de la guerre et sans en subir les conséquences, composant et créant cette pièce sous la protection du riche philanthrope Werner Reinhart – également patron, entre la première et la seconde des deux Guerres mondiales, de Rilke et de nombreux compositeurs comme Hindemith, Krenek, Honegger et Webern.

Le conte musical de Stravinsky n’a aucun rapport non plus avec la signature de l’armistice, qui intervint près de deux mois après la création. L’œuvre elle-même ne fut ensuite plus entendue intégralement avant 1923, la première production ayant cessé des suites de l’épidémie de grippe espagnole.  L’histoire du soldat n’est donc pas plus une œuvre de guerre ou sur la guerre que Goyescas de Granados (1916), Nuits dans les jardins d’Espagne de De Falla (1916) ou Le château de Barbe-Bleue de Bartók (1918) ; l’histoire de la musique continuait parallèlement au conflit et d’une façon relativement déconnectée, particulièrement dans les pays neutres (Suisse, Espagne, États-Unis jusqu’en 1917).

La pièce de Stravinsky n’illustre donc en rien « la volonté des musiciens de maintenir une pratique de leur art même en temps de guerre, et par son écriture, le climat généré par la guerre et l’apparition de nouveaux langages », comme le prétend la mairie. Pourtant, les travaux sur la musique de la Grande Guerre existent, comme ceux qui seront présentés dans quelques semaines à l’Historial de Péronne.

(D.R)

Et bien que l’argument fasse bien intervenir un soldat, il ne s’agit en aucun cas d’un poilu sorti des tranchées. L’histoire du soldat se base en effet sur un conte traditionnel russe, transcrit au XIXe siècle par Alexandre Afanassiev. Joseph, un soldat pauvre, mais doué au violon, rencontre un vieillard – le Diable – et accepte d’échanger son violon – qui représente l’âme – contre un livre décrivant l’avenir. Rentrant dans son village, Joseph réalise cependant avoir été trompé puisqu’au lieu de 3 jours, sa rencontre avec le Diable a duré 3 ans : les habitants croient à un fantôme, et Joseph voit sa fiancée mariée et mère. Joseph réalise alors l’inanité des biens matériels et cherche à rompre son pacte avec le Diable. La deuxième partie de la pièce raconte l’échec de cette entreprise et le triomphe final du Diable.

D’une certaine façon, jouer L’histoire du soldat pour le centenaire de la première Guerre mondiale est non seulement hors sujet, c’est aussi le signe d’une grave méconnaissance de cette œuvre elle-même. L’argument, sa morale a-morale, ne sont pas adaptés à célébrer les morts de la Grande guerre. L’histoire du soldat est d’autant moins adaptée à un public d’enfants et de scolaires, auquel sera présentée cette œuvre à Épinay, la mairie prétendant qu’il s’agit d’un spectacle « accessible à tout public ». Le public se verra donc présenter, en étrange hommage, une œuvre sans rapport avec l’histoire de la première Guerre mondiale, et une œuvre d’une ambiguïté morale que Ramuz et Stravinsky réservaient le public adulte de leurs contemporains, et fort peu adaptée aux enfants.

Quelle méconnaissance des œuvres de l’esprit, quel désintérêt pour la commémoration sérieuse et sincère de nos morts, quelle ignorance de tous les principes éducatifs et moraux dont on attend qu’ils soient défendus en premier lieu par les représentants élus !

Épinay relégué à la marge : de la banlieue parisienne à la banlieue dionysienne

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jeudi 

6 février 2014 à 08:01

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Il y a quelques semaines, l’actuel maire sortant d’Épinay-sur-Seine était reçu sur la chaîne locale demain.tv, pour évoquer la ville et son avenir dans le cadre du Grand Paris. Une interview riche en enseignements, mais aussi relativement inquiétante quant aux projets de cette municipalité de droite pour l’avenir d’Épinay.

La médiocrité du maire sortant

Le premier de ces enseignements, c’est l’incompétence, voire la médiocrité du maire, qui malgré 13 ans de mandat connaît visiblement toujours aussi mal Épinay et son histoire. La question – habituelle dans cette émission – sur le passé de la ville est ainsi l’occasion d’une réponse bien confuse du maire :

« Bah l’histoire d’Épinay-sur-Seine était euh… euh… il y a très très longtemps euh je dirais une ville euh… une ville euh agricole qui vivait essentiellement de la vigne, qui vivait de l’agriculture, et puis après au niveau du XVIe siècle est arrivé effectivement les transports en commun, quand je dis transports en commun l’arrivée du chemin de fer, et là on a effectivement industrialisé Épinay-sur-Seine. Des industries du cinéma bien sûr un peu plus tard, mais tout au début c’était essentiellement de la… de l’agro-alimentaire, mais aussi euh je dirais des métiers de… liés à la métallurgie. »

Si l’on passe sur l’incapacité de ce maire à parler un français à peu près correct, on reste toutefois surpris d’une telle inculture, qui voit le chemin de fer rejoindre Épinay trois siècles avant l’heure, et les industries alimentaires et métallurgiques se développer avant les studios, alors qu’elles se développèrent surtout à partir de l’entre-deux-guerres (les studios s’étant développés, eux, dans les années 1900). Hervé Chevreau aurait pu citer le passé de l’industrie du verre à Épinay, depuis la première fabrique en 1873 jusqu’à la verrerie Schneider fondée en 1913, mais il ne faut apparemment pas lui en demander tant.

Économie : le maire a capitulé  face à Saint-Denis

Mais l’interview ne s’arrête heureusement pas à l’étalage de la méconnaissance historique de Monsieur Chevreau. Celui-ci se voit en effet interrogé sur l’identité économique d’Épinay, et l’avenir de la ville. Problème : l’avenir économique d’Épinay selon le maire sortant se trouve apparemment… ailleurs !

« Aujourd’hui il faut se projeter dans la communauté d’agglomération Plaine Commune donc où là le développement se fait essentiellement euh sur euh sur le nord de Paris, sur la porte d’Aubervilliers et Saint-Denis essentiellement, avec le… avec tout… tout ce qui se travaille autour de Pleyel et au niveau de… de la porte de Paris. »

Le développement d’une activité économique à Épinay n’inquiète apparemment donc pas le maire sortant, alors même que la ville perd plus de 1 000 emplois par an ces dernières années et que le chômage y sévit sévèrement. Au contraire, il fait une nouvelle fois montre de son incapacité à se saisir d’une problématique majeure, et admet la transformation d’Épinay en cité-dortoir, sujette à toutes les fluctuations de l’économie et de l’emploi, sans aucune prise sur ces évolutions.

Ce désintérêt complet du maire d’Épinay se traduit aussi par un manque total de combativité au niveau de Plaine Commune. Alors que les industries spinassiennes – à commencer par celle du cinéma – se voient progressivement accaparées par les communes du cœur intercommunal, aucun projet économique n’est développé à Épinay.

Ainsi, alors que toutes autres les villes de Plaine Commune bénéficient de projets, quoique très inégalement, Épinay n’en comprend aucun. Dans le récent Contrat de développement territorial 2104-2030 , Épinay est carrément éliminé de la carte des projets de développement de Plaine Commune !

« La carte des projets de développement du CDT de Plaine Commune fait disparaître Épinay sous la légende… »

Épinay relégué à la marge : de la banlieue parisienne à la banlieue dionysienne

Hier dans la banlieue parisienne, Épinay se retrouve de plus en plus relégué à la marge de la banlieue, ou dans la banlieue dionysienne, et au profit de Saint-Denis et des communes plus centrales (Aubervilliers, Saint-Ouen).

Le développement du Tram’Y renforce cette évolution, puisqu’elle place les Spinassiens plus près de Saint-Denis : le maire d’Épinay se trompe ainsi une nouvelle fois, ou il ment, lorsqu’il affirme, toujours dans la même interview, que le tramway reliera Épinay à la porte de la Chapelle. Le prolongement au sud, d’abord, n’est qu’à l’étude, et rien ne garantit sa réalisation. Ensuite, il n’est prévu que jusqu’à la future gare Rosa-Parks du RER D, dans le XIXe arrondissement, à la limite d’Aubervilliers et très loin des quartiers parisiens pourvoyeurs d’emploi et des grandes lignes intérieures de la capitale. De fait ce prolongement du tramway viserait bien plus à joindre les quartiers résidentiels des XVIIIe et XIXe arrondissements parisiens à la Plaine Saint-Denis, que de rapprocher Épinay de Paris.

En revanche, les futures lignes du « Grand Paris Express » ne concerneront pas Épinay.  la ligne 14 ne sera prolongée de la gare Saint-Lazare que jusqu’à Saint-Denis, tandis que les lignes 15, 16 et 17 relieront également La Défense, Roissy et l’ensemble des pôles d’activité franciliens à Saint-Denis tout en évitant soigneusement Épinay et les communes limitrophes (Argenteuil notamment).

Démolitions-reconstructions : mensonge à grande échelle

Reste un chapitre sur lequel le maire sortant s’étend plus longuement et dont il se montre apparemment très fier : la « rénovation-requalification » de la ville, en coopération avec l’ANRU. Les conséquences actuelles pour la ville sont plus dramatiques encore. Elles feront l’objet d’un nouvel article dans quelques jours.

Nuit d’émeutes à Épinay

lundi 

3 février 2014 à 07:55

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Pourquoi donc le maire a-t-il pris le risque inouï d’organiser un concert de rap, dans un contexte local éminemment conflictuel ? La décision est insensée ! Car, depuis plusieurs semaines, Épinay-sur-Seine n’est qu’un vaste théâtre d’affrontements entre bandes composées de jeunes (16 – 22 ans) et d’adolescents (13 – 15 ans), sur fond de contrôles de territoires, de trafic de stupéfiants et de rivalités amoureuses. Sous ce rapport, il reste très symptomatique que ces groupes se dénomment par le nom des rues qui leurs « appartiendraient ». Par exemple, RDP, pour ceux de la « Rue De Paris », ou RDM, pour la « Rue De Marseille ». Indubitablement, dans notre ville, la municipalité a perdu le contrôle des pans entiers de son territoire.

En outre, sur les réseaux sociaux et par le bouche-à-oreille, l’information circulait selon laquelle il y avait des rixes prévisibles, des querelles, d’inévitables altercations, des bagarres annoncées, des règlements de compte.

Si le maire de droite et d’extrême droite sortant a pris un tel risque, c’est que son «évaluation » n’était nullement dictée par des impératifs d’ordre public, mais par des calculs électoraux :  gagner le suffrage d’une partie de la jeunesse de notre ville, pour les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

Mauvaise estimation, puisque la manifestation festive, qui était annoncée comme un événement, a produit « un remarquable bilan » :

  • une gigantesque émeute rue de Paris (centre ville), où près d’une douzaine de voitures ont été vandalisées (vitres brisées, carrosseries endommagées, etc.),
  • des altercations rue de Marseille (Orgemont),
  • coups de couteau et bastonnades,
  • plusieurs coups de feu tirés dans la nuit,
  • affrontements entre deux bandes à L’Espace Lumière, où se déroulait ce concert de rap.

Outre le coût de la prestation du rappeur, de celui des dégâts, de la mobilisation des forces de l’ordre (Police nationale, Police municipale, sociétés privées de surveillance) des assurances, de l’enlèvement des véhicules vandalisés, du nettoyage, etc.) s’élève à plus de 150.000 euros. C’est bien là, pourrait-on dire, un « remarquable bilan », pour reprendre le ridicule slogan du maire sortant !

Ce désastre prévisible appelle une petite leçon de prévention : quelques jours avant ce concert à hauts risques, il eût été plus judicieux et combien plus intelligent et peu coûteux de demander au célèbre rappeur Rohff, dont le talent est incontestable, de diffuser des messages de paix et de cohésion à l’adresse des jeunes Spinassiens. En lieu et place, il n’a été fait que de la publicité municipale. Ainsi, qui ne fait pas de prévention, ne doit pas s’étonner de l’insécurité.

En tous les cas, le maire de cette ville a totalement échoué en matière de sécurité. Le plus stupéfiant est de le voir créer des « occasions » d’insécurité. Quelle pitoyable fin de mandat !

Épinay : handicap et inhumanité du maire

lundi 

27 janvier 2014 à 07:55

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Mme Mokhtari portant sa fille sur le dos pour rentrer chez elle (D.R)

Madame Nadia Mokhtari, Française d’origine kabyle, habite Orgemont depuis 2001, confinée dans un appartement de type T 3 situé au 1er étage, dans un immeuble de 4 étages sans ascenseur. Rien de plus banal.

Ce qui l’est moins toutefois, c’est sa situation qui ne peut que choquer ceux qui ont un cœur et une raison. En effet, la nature a fragilisé Fériel, sa fille, polyhandicapée : handicapée moteur, elle est également épileptique et ses muscles nobles s’amenuisent. Elle ne parle pas. Elle ne peut seule se déplacer. Elle est atteinte du syndrome de destruction qui la conduit à briser tout objet tombant dans ses mains. Parfois, elle tente de se défenestrer. Angoisse. Et, toutes les nuits, elle pousse des cris. Elle souffre beaucoup. Qui ne l’a prend en compassion, de quoi d’autre peut-il s’émouvoir ?

Pourtant, le maire reste sourd aux demandes répétées de relogement de Nadia Mokhtari. Depuis 2001, elle ne cesse de renouveler sa demande pour un relogement en rez-de-chaussée. Ces refus successifs sont d’autant plus incompréhensibles et inadmissibles, que Mme Nadia Mokhtari ne réclame même pas un logement adapté pour handicapé, mais simplement un logement de type T 5, en rez-de-chaussée. 13 ans de refus du maire et du service logement qu’il dirige personnellement.

Pourtant, la mère et sa fille sont en droit d’attendre les secours de la société et de la République sociale. Qui plus est, Mme Nadia Mokhtari a un frère médecin et une sœur ingénieur qui, de besoin, peuvent se porter cautions solidaires. Elle n’offre donc aucun risque locatif.

Je ne dirai rien ici des échanges ahurissants qu’elle a eus avec le maire. Elle saura, mieux que moi, les dire. Ceux qui veulent savoir peuvent les lui demander. Toujours est-il que, et je l’ai maintes fois dit, le maire d’Épinay-sur-Seine est un homme insensible. C’est-à-dire sensible qu’à ses proches, et pas aux autres. La veuve, l’orphelin et le pauvre ne lui arrachent rien du cœur. Mme Najate Lemounes, par exemple, le confirmera et tant d’autres encore. La majorité des handicapés de notre ville en sont maintenant convaincus.

Douche exigüe et inadaptée de l’appartement de Mme Mokhtari (D.R)

Depuis 13 ans, Mme Mokhtari porte sa peine quotidienne comme un faix. Chaque matin, elle met sa fille au dos, pour la faire descendre du 1er étage au rez-de-chaussée, afin qu’elle parte en voiture dans une école spécialisée. Chaque fin d’après-midi, vers 17h25, elle la remet sur son dos, pour la monter au 1er étage. Comme le montre la photo ci-dessus. Et, spectacle affligeant, puisque sa fille est à mobilité réduite, elle doit la soulever puis la jeter dans un lit inadapté. Au demeurant, toutes les portes de l’appartement ont des barrières pour empêcher Fériel de se défenestrer. La cuisine est un bunker, on en saisit vite les raisons : lieu à hauts risques. La salle de bains, exigüe, est difficile d’accès. Le corps usé, Mme Nadia Mokhtari utilise un neurostimulateur pour soulager ses douleurs dorsales dues au fait de porter quotidiennement Fériel.

Elle n’est pas son seul enfant. Elle a deux autres filles scolarisées, de 9 et 11 ans. Le logement étant petit (3 pièces), la mère a transformé un placard en bureau pour sa cadette, tandis que l’autre sœur fait ses devoirs scolaires dans la chambre de sa mère. Heureusement, les résultats scolaires ne sont pas mauvais. Pour moi, c’est une joie de les voir étudier. Car elles gardent espoir d’un meilleur futur placé dans l’école de la République si chère à  Victor Duruy.

À la veille de Noël, comble de cynisme, un appartement été proposé à trois familles de handicapés. L‘immoralité ici est d’oser mettre en concurrence trois familles éprouvées, pour n’en retenir qu’une seule. La candidature de Mme Mokhtari n’a pas été retenue. « C’est la loi du marché » lui a dit le cabinet du maire. 

À ce cynisme, s’est ajouté une cruauté gratuite et une impolitesse qui en dit long sur la nature réelle de cet élu. Jeudi dernier, en effet, son cabinet informe Mme Nadia Mokhtari que son rendez-vous avec le maire était annulé. Pourquoi ? Parce qu’il n’avait rien à lui proposer. 

Inhumains, ces élus qui n’entendent pas l’immense détresse des familles des handicapées. Inhumaines, les communes qui ne prennent aucune disposition pour faciliter la vie des handicapées. Deux fois cruelles, les communes dont les élus n’aiment pas les handicapés.

Il y a, à Épinay-sur-Seine, comme une haine du handicapé. Aucun service municipal n’est adapté pour les accueillir. Aucune rue n’est aménagée pour faciliter leur déplacement. Peu d’aides. Il y a bien une haine municipale des handicapés. Et ce mépris foule aux pieds les lois sur la protection de l’enfance et les lois sur les handicapés. Quelle injustice !

Vivement le 23 mars 2014, que l’on chasse d’un coup sec ce « clan qui dirige notre ville » au profit exclusif des leurs.

Épinay : la mairie cambriolée !

mercredi 

1 janvier 2014 à 17:45

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Services de la mairie
1 rue Mulot, Épinay-sur-Seine (D.R)

Le « bon sens », si cher à Descartes, commande la question suivante : lorsqu’un maire ne peut protéger sa mairie, peut-il garantir la sécurité de sa ville et de ses administrés ou habitants ? En effet, hier matin, dernier jour de l’année 2013, a eu lieu un rocambolesque cambriolage dans les services de la mairie (annexe de la mairie) situés 1 rue Mulot, à 50 mètres du Commissariat et de l’Hôtel de ville, et à moins de 500 mètres des locaux de la Police municipale. On croit rêver. Car le fric-frac s’est déroulé en plein jour, aux environs de 9h30.

Au vrai, c’est un rude coup porté au système Chevreau, dont chacun peut constater la faillite complète. Car, il y a moins de six mois, cette section de la mairie a été dotée de deux caméras censées dissuader les voleurs ou permettre de les rattraper. La première caméra est fixée sur le pignon du service de communication et la deuxième sur le parking. Rien n’y a fait. Les cambrioleurs comme les trafiquants se gaussent des caméras dont la presque totalité  fonctionnent mal ou pas du tout.

Totalement dépassé par la délinquance, ce maire n’arrive même plus à protéger « sa » mairie. Dès lors, chacun comprendra maintenant pourquoi la délinquance est devenue si prégnante dans notre ville où les habitations et les commerces sont quotidiennement cambriolées.

En treize années de mandat, ce maire aura réussi à faire d’Épinay-sur-Seine une proie facile pour les délinquants, les cambrioleurs et les trafiquants de produits illicites. Quel gâchis !

La semaine dernière, en plein journée, Mme L.., habitante du quartier des Écondeaux, a été attaquée et son sac violemment arrachée, par deux jeunes arsouilles. Bilan : 5 jours d’hospitalisation.

C’est la faillite d’un homme, la banqueroute d’un système et la défaite de la droite locale.

© 2013 Pierre F. Tavares / Crédits